La Fédération française de football (FFF) monte au créneau face au projet financier annoncé par la FIFA concernant la Coupe du monde. Dans un communiqué publié ce jeudi, l’instance française fait part de ses « très vives inquiétudes » sur l’idée de céder des parts de la compétition à des investisseurs extérieurs, estimant qu’un tel changement nécessite davantage de transparence et de concertation. La FFF réclame ainsi un processus clair avant toute prise de décision sur un dossier jugé déterminant pour l’avenir du football mondial.
La FFF demande davantage de transparence autour du projet de la FIFA
Le projet évoqué par la FIFA prévoit une ouverture du capital commercial de la Coupe du monde à des investisseurs privés. Une perspective qui suscite des interrogations au sein de la Fédération française, qui souhaite obtenir davantage d’informations avant de se positionner. Dans son communiqué, la FFF indique exprimer « ses interrogations et ses très vives inquiétudes » concernant cette initiative financière, annoncée par voie de presse.
Pour l’instance française, une réforme d’une telle ampleur ne peut être menée sans associer les principaux acteurs du football international. « Un tel projet, aussi structurant et déterminant pour l’avenir du football, appelle un processus d’information, de concertation et de décision approfondi totalement transparent », précise la Fédération.

La Fédération française veut participer aux discussions futures
Tout en affichant ses réserves, la FFF ne ferme pas la porte au dialogue. Elle assure vouloir prendre part aux prochaines discussions afin d’examiner les contours précis de cette réforme et d’apporter ses propositions. L’instance dirigée par Philippe Diallo estime toutefois qu’il est encore trop tôt pour adopter une position définitive, les modalités exactes du projet n’ayant pas encore été communiquées dans leur totalité.
« La FFF souhaite prendre toute sa part aux échanges à venir et formulera, avec conviction, ses observations et propositions, après avoir pris connaissance de l’ensemble des éléments et modalités d’un tel projet », indique le communiqué. Cette prise de position illustre les enjeux économiques croissants autour de la Coupe du monde, devenue l’un des événements sportifs les plus importants au monde, mais également un sujet sensible concernant la gouvernance et la répartition des revenus.




