Quelques jours après le sacre de l’Espagne en Coupe du monde, Javier Tebas a déclenché une nouvelle polémique. Dans un entretien accordé à La Gazzetta dello Sport, le président de la Liga a livré une charge sans concession contre la FIFA et son président, Gianni Infantino. Entre accusations de gouvernance tournée vers les intérêts financiers et appel au départ du dirigeant suisse, le patron du football espagnol n’a épargné personne.
« La FIFA agit pour ses propres intérêts » : Tebas démonte l’organisation du Mondial
Javier Tebas estime que la FIFA s’éloigne progressivement de sa mission première. Selon lui, l’instance internationale prend des décisions qui répondent davantage à des objectifs commerciaux qu’aux exigences du football. Le dirigeant espagnol a notamment dénoncé les longues interruptions observées pendant la Coupe du monde. Il a affirmé que la FIFA « organise les choses comme bon lui semble, pour ses propres intérêts, pas pour le football », pointant du doigt des mi-temps prolongées qu’il considère comme de simples espaces publicitaires.
Dans le même registre, il s’est montré très critique envers les pauses hydratation instaurées durant plusieurs rencontres. D’après lui, ces interruptions n’avaient aucune justification dans des enceintes climatisées comme celles de Dallas, Los Angeles ou Atlanta. Il a même ironisé sur les conditions de température, expliquant qu’il avait dû porter un pull en tribune, avant de qualifier ces pauses de « farce » destinée avant tout aux diffuseurs. Javier Tebas a également cité le dossier Balogun parmi les décisions qui, selon lui, illustrent les dérives de l’organisation.

« Son temps est révolu » : Gianni Infantino directement visé
Au-delà de la gestion du tournoi, Javier Tebas a adressé un message clair au président de la FIFA. Pour lui, Gianni Infantino ne devrait plus diriger l’instance mondiale. Le patron de la Liga estime que « son temps est révolu », tout en reconnaissant qu’un changement de présidence reste peu probable. Il considère que le système actuel protège le dirigeant suisse grâce au soutien des fédérations membres, rendant toute alternance quasiment impossible.
Dans la même intervention, Tebas est allé encore plus loin en qualifiant ce fonctionnement de « système pourri jusqu’à la moelle ». Selon lui, aucun candidat sérieux ne souhaite se présenter face à Gianni Infantino tant l’issue d’une éventuelle élection paraît jouée d’avance. Enfin, l’Espagnol a également dénoncé le silence des responsables du football mondial. À ses yeux, ceux qui refusent de prendre position connaissent parfaitement les conséquences des choix de la FIFA, laissant entendre que cette absence de réaction contribue à entretenir les dysfonctionnements dénoncés.

Une sortie qui risque de raviver les tensions avec la FIFA
Habitué des prises de position tranchées, Javier Tebas signe l’une de ses attaques les plus virulentes contre la gouvernance du football mondial. Ses déclarations interviennent alors que les débats autour de l’influence économique de la FIFA, du calendrier international et de l’organisation des grandes compétitions continuent d’alimenter les discussions au sein du football européen. En affirmant que « son temps est révolu », Javier Tebas ne se contente plus de critiquer la FIFA : il remet ouvertement en cause la légitimité de Gianni Infantino à poursuivre son mandat à la tête du football mondial.




