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Coupe du monde 2030 : la finale, Casablanca ou Madrid ? Le verdict approche

Wydad Casablanca vs Raja de Casablanca, April 18 2010-17

La FIFA n’a toujours pas désigné le stade qui accueillera la finale de la Coupe du monde 2030, malgré la bataille déclarée entre le Maroc et l’Espagne. Le futur Grand Stade Hassan II de Casablanca, le Santiago-Bernabéu de Madrid et le Spotify Camp Nou de Barcelone restent au centre des discussions. Selon Mundo Deportivo, le verdict pourrait même intervenir seulement en 2028. Le tournoi sera organisé par l’Espagne, le Portugal et le Maroc, tandis que trois rencontres du centenaire se joueront en Argentine, au Paraguay et en Uruguay. La FIFA a confirmé les pays hôtes, mais pas encore le théâtre du match ultime.

Maroc-Espagne : une bataille qui monte d’un cran

À Casablanca comme à Madrid, les déclarations publiques se multiplient. Le président de la Fédération royale marocaine de football, Fouzi Lekjaa, a affirmé en septembre que la finale se jouerait au futur Grand Stade Hassan II. La FIFA avait cependant maintenu qu’aucune décision officielle n’avait encore été prise. L’Espagne refuse, elle aussi, de laisser le dossier lui échapper. Rafael Louzán, président de la Fédération espagnole, défend publiquement une finale dans l’un des deux grands stades espagnols. « Nous essayerons d’aller dans l’un des deux grands stades », a-t-il déclaré, en référence au Santiago-Bernabéu et au Spotify Camp Nou. Le Camp Nou dispose par ailleurs d’un argument récent : l’enceinte barcelonaise accueillera officiellement la finale de la Ligue des champions 2029.

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Casablanca – photo d’illustration
Photo : mustapha_ennaimi / Wikimedia Commons (CC BY 2.0)

Trois stades, trois arguments différents

Le dossier marocain repose notamment sur le futur Grand Stade Hassan II, à Benslimane, près de Casablanca. L’enceinte constitue l’un des projets majeurs du pays et doit offrir une capacité très importante, avec l’ambition d’accueillir les plus grands rendez-vous internationaux. En Espagne, la bataille est elle-même double. Le Bernabéu bénéficie du prestige du Real Madrid et d’une infrastructure déjà établie. Le Camp Nou, lui, poursuit sa transformation et doit retrouver une capacité proche de 105 000 places une fois son projet de rénovation achevé.

Cette concurrence explique aussi pourquoi aucune affirmation nationale ne peut, à ce stade, être considérée comme une décision de la FIFA. Les déclarations des fédérations, des dirigeants sportifs ou des responsables locaux constituent des prises de position, pas une attribution officielle. « La FIFA aura le dernier mot », résume en substance la situation actuelle : les candidatures peuvent multiplier les arguments, mais l’instance mondiale conserve la décision finale.

Pourquoi le verdict pourrait attendre 2028

Le calendrier constitue désormais l’un des éléments les plus surprenants du dossier. D’après Mundo Deportivo, la FIFA pourrait attendre 2028 pour officialiser le stade de la finale. Le précédent du Mondial 2026 est utilisé comme point de comparaison : les pays hôtes avaient été désignés en 2018, mais le MetLife Stadium, dans la région de New York-New Jersey, n’avait été confirmé comme stade de la finale qu’en février 2024. Un tel scénario laisserait donc plusieurs années aux trois candidats pour défendre leur dossier, améliorer leurs infrastructures et convaincre les décideurs.

Il faut surtout distinguer deux niveaux : l’organisation du tournoi est déjà attribuée à l’Espagne, au Portugal et au Maroc, mais la répartition précise des matchs, et notamment le choix de la finale, reste un dossier distinct. La FIFA indique que 101 rencontres seront disputées dans les trois pays hôtes européens et africain.

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