La finale de la Coupe du monde 2030 pourrait devenir un nouvel enjeu de prestige pour le FC Barcelone. Joan Laporta souhaite que le Spotify Camp Nou accueille le dernier match du tournoi, organisé conjointement par l’Espagne, le Portugal et le Maroc. Le président catalan a publiquement revendiqué cette possibilité, plaçant son stade au cœur d’une concurrence avec Madrid et Casablanca. « La finale ne devrait être ni à Casablanca ni à Madrid, elle devrait être au Spotify Camp Nou », a-t-il déclaré à la Cadena SER.
Laporta revendique une finale au Camp Nou
Pour Joan Laporta, le stade barcelonais possède des arguments suffisamment solides pour prétendre au rendez-vous le plus prestigieux du football mondial. Le dirigeant mise notamment sur la capacité du Camp Nou rénové, appelée à dépasser les 100 000 spectateurs. Cette ambition s’inscrit aussi dans une logique de reconnaissance internationale. Laporta rappelle que le Santiago-Bernabéu avait accueilli la finale du Mondial 1982. À ses yeux, le nouveau Camp Nou doit désormais pouvoir bénéficier d’une distinction comparable. Le président du Barça a également livré une déclaration teintée de rivalité sportive. « Casablanca et Madrid, c’est la même chose », a-t-il lancé avec ironie, en référence à la « Maison Blanche », surnom traditionnellement associé au Real Madrid. Une formule qui illustre la dimension symbolique de cette candidature, au-delà des seuls critères techniques.
Une candidature qui s’appuie déjà sur un précédent européen

Joan Laporta estime que la finale devrait se dérouler en Espagne, tout en affirmant respecter la candidature marocaine. Le FC Barcelone entend ainsi défendre officiellement son dossier auprès des instances concernées, alors que plusieurs villes peuvent légitimement prétendre accueillir les rencontres les plus importantes de la compétition. Le club catalan dispose déjà d’un argument concret pour renforcer cette démarche. L’UEFA a choisi le Spotify Camp Nou pour accueillir la finale de la Ligue des champions 2029, devant Wembley. Cette désignation constitue un précédent majeur : elle confirme que l’enceinte barcelonaise est appelée à redevenir un site de premier plan pour les grands rendez-vous internationaux. La question de la finale du Mondial 2030 reste toutefois liée aux décisions des organisateurs et des instances compétentes. La volonté de Laporta marque donc le début d’une bataille de candidature, dans laquelle la capacité du stade, son histoire et sa portée internationale seront au cœur des arguments.
Une bataille de prestige entre trois capitales du football
Derrière cette revendication se dessine une concurrence entre plusieurs enceintes emblématiques. Madrid peut s’appuyer sur le Santiago-Bernabéu, déjà associé à l’histoire de la Coupe du monde, tandis que Casablanca représente la candidature marocaine dans une compétition organisée sur deux continents africain et européen. Barcelone cherche, de son côté, à faire du Camp Nou rénové un symbole de renouveau et de rayonnement. L’accueil de la finale de la Ligue des champions 2029 pourrait renforcer cette image, mais il ne préjuge pas de l’attribution du dernier match du Mondial 2030. Pour le Barça, l’enjeu dépasse donc la simple organisation d’une rencontre. Il s’agit d’obtenir une reconnaissance internationale pour son stade et de l’inscrire durablement parmi les grandes enceintes du football mondial. En réclamant la finale du Mondial 2030, Joan Laporta ouvre une bataille de prestige dont le Camp Nou veut sortir comme l’un des grands symboles. La candidature barcelonaise est lancée ; sa concrétisation dépendra désormais des décisions des organisateurs.




