Le troisième tour de la Coupe de France entre l’ES Saintes et les Girondins de Bordeaux est désormais fortement compromis. Initialement programmé le 12 septembre, puis repoussé au 20 septembre à 15 heures, le match pourrait ne jamais se disputer en raison des exigences sécuritaires imposées par les autorités. Pour le club de Saintes, pensionnaire de deuxième division départementale, la facture annoncée de 39 700 euros représente une charge financière impossible à absorber.
Une rencontre devenue un casse-tête financier pour Saintes
Le tirage avait pourtant offert à l’ES Saintes une affiche particulièrement attendue face aux Girondins de Bordeaux, évoluant cette saison en Régional 1. Mais l’organisation de cette rencontre s’est progressivement transformée en véritable parcours d’obstacles. Selon les informations rapportées par Ouest-France, les tensions internes au sein des groupes de supporters bordelais ont conduit les préfectures concernées par les déplacements des Girondins à renforcer considérablement les dispositifs de sécurité.
À Saintes, ces mesures auraient un coût estimé à 39 700 euros, principalement lié à la mobilisation des forces de l’ordre. Une somme disproportionnée pour un club évoluant au niveau départemental et qui comptait notamment sur la billetterie pour tirer profit de cette affiche de Coupe de France. Le dossier s’est également compliqué avec le refus d’une délocalisation en Charente, une option qui aurait pu permettre de modifier les conditions d’organisation de la rencontre.
Saintes refuse de jeter l’éponge malgré la pression
Malgré ces difficultés, l’ES Saintes n’entend pas abandonner la compétition. Dans un communiqué publié sur ses réseaux sociaux, le club a réaffirmé sa volonté de trouver une issue plutôt que de déclarer forfait. Son vice-président, Johan Bernardin, a décrit une situation devenue extrêmement difficile à gérer. « Aujourd’hui, ce match est devenu un calvaire pour moi à organiser », a-t-il notamment déclaré.
Le dirigeant affirme avoir multiplié les démarches auprès des autorités, de la Ligue et de la Fédération française de football. Il regrette également le manque de soutien ressenti dans les discussions autour de l’organisation. Autre point de crispation : les conditions envisagées pourraient priver Saintes de son public et donc de recettes importantes. « C’est une double sanction : on supporte les frais de 39 700 € et ne pas avoir la billetterie », déplore Johan Bernardin.

Une affiche de Coupe de France prise dans les contraintes sécuritaires
Au-delà du cas de Saintes, cette situation illustre les difficultés auxquelles peuvent être confrontés les clubs amateurs lorsqu’ils héritent d’une affiche impliquant une importante mobilisation policière. Sur le terrain, l’opposition entre une formation de deuxième division départementale et Bordeaux devait constituer un événement sportif majeur pour le club charentais-maritime. Dans les coulisses, les contraintes liées à la sécurité ont cependant pris le dessus. Pour Saintes, l’enjeu est désormais double : éviter un forfait tout en trouvant une solution financière et logistique acceptable. À quelques jours de la date du 20 septembre, l’incertitude demeure donc totale autour de cette rencontre.
Une décision attendue pour sauver l’affiche
Le calendrier laisse peu de marge aux différents acteurs. Saintes doit composer avec une exigence financière qui dépasse largement ses capacités, tandis que les autorités cherchent à garantir la sécurité de la rencontre. La situation place ainsi le club amateur face à un choix particulièrement délicat : assumer une dépense considérable, jouer dans des conditions privant potentiellement le club de recettes ou renoncer à une rencontre attendue depuis le tirage. Une affiche de Coupe de France ne devrait pas seulement se jouer sur la pelouse : à Saintes, son avenir se décide désormais dans les discussions autour de la sécurité.




