Le début de la saison 2026-2027 n’épargne déjà pas les entraîneurs. En Ligue 1 comme en Premier League, plusieurs techniciens voient leur marge de manœuvre se réduire après quelques journées seulement. Mauvais résultats, attentes élevées, investissements importants ou tensions internes : les raisons de la pression diffèrent, mais la conséquence est la même, chaque nouvelle contre-performance alimente les interrogations autour du banc. Un premier avertissement est déjà tombé en France : Dino Toppmöller a quitté le RC Lens le 15 septembre, moins de trois mois après son arrivée. Le club artésien a invoqué des divergences concernant la composition et le fonctionnement du staff. Alors que la saison ne fait que commencer, cinq entraîneurs apparaissent désormais particulièrement exposés.
Will Still, toujours sous haute pression à Auxerre
Arrivé à Auxerre durant l’été, Will Still a connu une entame très compliquée. L’AJA a commencé sa campagne de Ligue 1 par trois défaites contre Lens (2-5), Angers (1-3) et Lyon (1-3), avant de décrocher sa première victoire contre Nice (1-0) lors de la quatrième journée. Cette victoire a permis au technicien anglo-belge de respirer quelque peu, mais elle ne suffit pas encore à effacer le mauvais départ. Avant ce succès, Auxerre était présenté comme la lanterne rouge avec aucun point et onze buts encaissés. La prochaine échéance sera particulièrement surveillée puisque l’AJA recevra Brest le 20 septembre. Un nouveau revers pourrait rapidement raviver les interrogations autour de Will Still, alors que le calendrier réserve ensuite plusieurs rendez-vous importants.

Olivier Pantaloni face à l’urgence à Nice
Olivier Pantaloni a retrouvé l’OGC Nice cet été avec un contrat de deux saisons. Mais son retour sur le banc du Gym est loin de se dérouler comme prévu. Après quatre journées, Nice n’avait toujours pas remporté le moindre match : deux nuls et deux défaites, dont un revers 1-0 sur la pelouse d’Auxerre le 12 septembre. Pantaloni reconnaît lui-même que son équipe traverse une période difficile, tout en estimant avoir constaté des progrès dans le contenu. Après la défaite à Auxerre, il a notamment insisté sur le manque d’efficacité offensive. La pression pourrait néanmoins s’intensifier rapidement. Nice reçoit Lille le 20 septembre avant d’affronter Strasbourg, Lyon puis Brest. Une série sans victoire prolongerait forcément les interrogations autour du technicien français.
Bruno Genesio et l’équation marseillaise
À Marseille, Bruno Genesio connaît également un début de saison mouvementé. L’OM a remporté son premier match contre Strasbourg (4-0), mais a ensuite perdu contre Monaco (0-2), le Paris FC (2-3) et Rennes (0-1). La défaite à Rennes a particulièrement alimenté les interrogations. L’Équipe rapporte que Genesio a publiquement souligné les limites actuelles de son équipe et la réduction des ambitions du club. Le technicien a également estimé que son groupe n’était pas encore suffisamment armé pour viser l’Europe. Le problème dépasse donc les seuls résultats. À Marseille, les attentes sont élevées et la moindre série négative peut rapidement devenir un sujet majeur. Le déplacement à Rennes a constitué une troisième défaite consécutive en championnat ; l’OM doit désormais réagir rapidement.
Michael Carrick, la pression monte à Manchester United

Le cas de Manchester United nécessite une mise à jour par rapport au document initial. Erik ten Hag n’est plus l’entraîneur du club. Michael Carrick est désormais aux commandes. Le technicien anglais connaît lui aussi une entame délicate. United n’a remporté qu’un seul de ses quatre premiers matches de Premier League et occupait la 13e place avec quatre points après la quatrième journée. La situation s’est encore compliquée le 16 septembre. Manchester United a été éliminé de la League Cup par Brighton (2-3), après avoir pourtant mené 2-0. Selon Reuters, il s’agit de la première défaite de United à Old Trafford après avoir mené de deux buts depuis 50 ans. Le déplacement à Fulham constitue donc une nouvelle échéance importante pour Carrick. La presse britannique fait désormais état d’une pression croissante autour de son poste.
Roberto De Zerbi déjà sous tension à Tottenham
À Tottenham, Roberto De Zerbi se retrouve lui aussi confronté à une situation délicate. Les Spurs ont beaucoup investi durant le mercato estival : selon L’Équipe, le club londonien avait dépensé environ 336 millions d’euros, ce qui le plaçait parmi les plus gros investisseurs de Premier League. Pourtant, les résultats ne suivent pas encore. Après quatre journées, Tottenham n’avait toujours pas gagné ni marqué en championnat et occupait la 17e place. De Zerbi a expliqué que plusieurs facteurs avaient perturbé la préparation, notamment les blessures et l’arrivée tardive de certains joueurs. Le technicien italien estime également que son équipe doit encore retrouver sa condition physique et ses automatismes. Le contexte reste néanmoins sensible compte tenu des investissements réalisés. Tottenham doit désormais affronter Aston Villa, avec l’obligation de transformer rapidement les bonnes intentions en résultats.

Qui peut connaître la prochaine alerte ?
La situation des entraîneurs évolue très rapidement en début de saison. Le départ de Dino Toppmöller de Lens, intervenu dès le 15 septembre, rappelle que quelques semaines peuvent suffire à provoquer un changement sur un banc. Parmi les techniciens actuellement sous pression, les situations de Will Still, Olivier Pantaloni, Bruno Genesio, Michael Carrick et Roberto De Zerbi présentent des problématiques différentes : mauvais résultats à Auxerre, absence de victoire à Nice, série négative à Marseille, difficultés à Manchester United ou investissement massif à Tottenham. La prochaine série de rencontres permettra surtout de mesurer la capacité de ces équipes à inverser rapidement leur dynamique. À ce stade, il s’agit de situations sous surveillance, et non de licenciements annoncés.
La saison 2026-2027 vient à peine de commencer que les premiers bancs commencent déjà à vaciller. En Ligue 1, Will Still, Olivier Pantaloni et Bruno Genesio doivent rapidement engranger des résultats pour éviter que la pression ne s’amplifie. En Angleterre, Michael Carrick et Roberto De Zerbi sont confrontés à des exigences élevées dans deux clubs où les investissements et les ambitions rendent les mauvais résultats particulièrement visibles. Le cas Toppmöller montre surtout que la patience des dirigeants peut être limitée : arrivé à Lens en juin, l’Allemand a quitté son poste dès le 15 septembre. Dans cette course contre la montre, chaque journée peut donc rebattre les cartes.




