Le match retour entre le PSG et le Stade Rennais se disputera finalement au Parc des Princes en mars prochain. La Commission des compétitions de la LFP a confirmé ce vendredi le maintien de la rencontre à Paris, malgré l’inversion du match aller provoquée par l’état de la pelouse parisienne. Une décision que le club breton refuse d’accepter et qui pourrait désormais ouvrir un nouveau front juridique.
La pelouse du Parc des Princes à l’origine du conflit
Le dossier trouve son origine dans les conditions du terrain parisien. Les fortes chaleurs enregistrées durant l’été ont fortement détérioré la pelouse du Parc des Princes. Le PSG avait alerté la LFP le 17 août. Deux jours plus tard, un bureau d’études accompagné d’un délégué de la Ligue a inspecté les installations. Leur constat était sans appel : l’état du terrain ne garantissait pas suffisamment la sécurité des joueurs. Face à cette situation, la rencontre d’ouverture du championnat, initialement programmée à Paris, a été déplacée au Roazhon Park. Rennes a donc accueilli le PSG dans l’urgence, alors que le calendrier prévoyait initialement l’inverse. Ce changement avait immédiatement soulevé une question : si le premier rendez-vous était transféré en Bretagne, le match retour devait-il logiquement avoir lieu à Rennes ? C’est précisément sur ce point que les deux clubs se sont opposés devant la commission.

Rennes refuse de tourner la page
Après avoir entendu les représentants des deux formations, la Commission des compétitions a choisi de maintenir le retour au Parc des Princes. Une décision favorable au PSG, mais loin de satisfaire le Stade Rennais. Dans un communiqué, le club breton a fait savoir qu’il étudiait la possibilité de saisir la Conférence des Conciliateurs du Comité National Olympique et Sportif. Rennes attend toutefois de connaître l’intégralité des motivations de la décision avant de déterminer précisément les suites à donner.
Pour le club breton, le problème dépasse désormais la simple question du calendrier. Rennes considère avoir déjà subi les conséquences de la défaillance du terrain parisien en acceptant d’accueillir le match aller dans des conditions exceptionnelles. Ne pas récupérer le match retour à domicile serait, selon cette logique, une seconde pénalisation. De son côté, la LFP a également sanctionné le PSG. Le club parisien devra payer une amende de 150 000 euros, en raison du non-respect de ses obligations concernant la praticabilité du terrain et l’existence d’un stade de repli conforme. Mais cette sanction financière ne règle pas le principal désaccord. Le véritable enjeu reste la localisation du match retour.

Un dossier qui pourrait encore rebondir
La contestation rennaise pourrait donc prolonger ce conflit au-delà de la décision sportive. Si le Stade Rennais saisit effectivement les instances olympiques, le débat portera notamment sur les conséquences de l’inversion du calendrier et sur l’équilibre entre les intérêts des deux clubs. Cette affaire illustre surtout les conséquences que peut provoquer un problème d’infrastructure dans l’organisation d’une compétition professionnelle. Une pelouse jugée impraticable a entraîné une modification du calendrier, puis un désaccord sur la répartition des avantages sportifs. À ce stade, le PSG conserve donc le bénéfice de recevoir Rennes lors de la 23e journée. Mais le Stade Rennais n’entend manifestement pas en rester là. Le calendrier est fixé, mais le bras de fer ne l’est pas encore : Rennes pourrait désormais porter l’affaire devant les instances olympiques pour tenter de faire modifier le scénario du retour.




