FIFA : une rémunération supplémentaire de 1,5 million d’euros signalée
La rémunération de Gianni Infantino est au centre des révélations rapportées par The Times. Selon le quotidien britannique, le président de la FIFA aurait touché 4,6 millions d’euros en 2024, conformément aux données publiées par l’organisation. Toutefois, une déclaration financière transmise à l’administration fiscale américaine par FWC2026 US Inc., une filiale liée à l’organisation de la Coupe du monde 2026 aux États-Unis, ferait état d’un versement supplémentaire de 1,5 million d’euros. Au cœur de l’affaire, une question essentielle : la rémunération du président de la FIFA a-t-elle été présentée de manière suffisamment transparente ?
D’après les informations rapportées par le journal britannique, des sommes comparables auraient également été versées en 2025 et en 2026. Ces éléments restent à examiner pour déterminer leur nature exacte et les conditions dans lesquelles ils auraient été accordés. Miguel Maduro, ancien président de la commission de gouvernance de la FIFA, estime que d’éventuelles rémunérations provenant d’entités liées à l’organisation devraient être rendues publiques conformément aux obligations de transparence applicables. Il appelle à l’ouverture d’une enquête sur cette situation. À ce stade, les éléments évoqués par The Times soulèvent des questions, mais ne suffisent pas, à eux seuls, à établir une violation des règles de gouvernance ou une dissimulation intentionnelle de revenus.
FIFA : des interrogations autour de biens immobiliers à Miami
L’enquête du quotidien britannique s’intéresse également à plusieurs opérations immobilières susceptibles d’éclairer les conditions de vie du président de la FIFA aux États-Unis. Selon The Times, des rémunérations supplémentaires auraient pu contribuer au financement de la location d’une villa de luxe située dans le quartier de Sunset Islands, à Miami. La propriété appartiendrait à Eric Schmidt, ancien dirigeant de Google. Le lien éventuel entre ces dépenses et les versements signalés reste toutefois à établir.

Le journal britannique évoque aussi l’acquisition, en octobre 2025, d’un appartement à Miami pour 7,7 millions d’euros. Le bien aurait été acheté auprès du chanteur de salsa Marc Anthony, nommé ambassadeur de la Coupe du monde pour Miami quatre mois auparavant.
Le prix de vente rapporté contraste avec celui de l’acquisition précédente du logement : Marc Anthony l’aurait acheté pour 9,8 millions d’euros en 2021. Cette différence de 2,1 millions d’euros intervient alors que, selon un rapport publié en juin 2026 cité dans le texte source, les prix des logements de luxe à Miami ont progressé de 14,2 % en 2025. Entre rémunérations contestées et opérations immobilières scrutées, la transparence devient un enjeu central pour la gouvernance du football mondial. Ces éléments ne démontrent pas, en eux-mêmes, l’existence d’une irrégularité. Ils renforcent néanmoins les interrogations sur les éventuels liens entre les responsabilités exercées au sein de la FIFA, les rémunérations de ses dirigeants et leurs intérêts privés.
Gianni Infantino fragilisé à l’approche de l’élection de 2027
Ces révélations interviennent dans un contexte déjà marqué par des critiques visant Gianni Infantino. Le président de la FIFA fait notamment face à des oppositions concernant son projet, finalement abandonné selon le texte source, de céder des parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés. La multiplication des interrogations sur la gouvernance et les finances de l’organisation pourrait alimenter les débats entre les fédérations membres. Pour une institution chargée de superviser le football mondial, la crédibilité repose aussi sur la capacité à rendre compte de la rémunération de ses dirigeants et des décisions financières prises en son nom.
Gianni Infantino entend, selon les informations fournies, briguer un nouveau mandat lors de l’élection présidentielle prévue en mars 2027. À l’approche de cette échéance, la transparence financière pourrait devenir un sujet majeur de contestation autour de sa présidence. L’ampleur des conséquences dépendra notamment des explications apportées par la FIFA, de la nature exacte des sommes évoquées et des éventuelles conclusions d’un examen indépendant. En l’absence de résultats d’enquête établissant des manquements, il convient de distinguer les questions soulevées par la presse des faits formellement démontrés.
Les révélations rapportées par The Times placent une nouvelle fois la gestion financière de la FIFA sous le regard du public. Entre une rémunération supplémentaire présumée de 1,5 million d’euros, des transactions immobilières interrogées et une échéance électorale en 2027, Gianni Infantino doit désormais faire face à des questions auxquelles des réponses précises seraient nécessaires.




