Seul candidat officiellement retenu pour briguer un second mandat à la Fecafoot, Samuel Eto’o avance coûte que coûte, en dépit de l’opposition directe du ministère des Sports, qui tente de bloquer le processus électoral.
Une candidature validée alors que tous ses rivaux sont écartés
Fin octobre, les soutiens proches de Samuel Eto’o ont remporté plusieurs postes clés dans les Ligues régionales, dont ses frères Étienne et David Eto’o, élus respectivement dans le Sud-Ouest et le Littoral. Céline Eko, membre influente et alliée fidèle, a également consolidé son poids au sein de l’instance.

À l’inverse, les autres prétendants tels que Gilles Christian Ngnize, Kalgong Georges, Heumo Leudjeu Yianick ou Oumarou Moussa ont été éliminés du processus. Résultat : seule la candidature de l’ancien capitaine des Lions Indomptables, fort de 118 sélections et 56 buts, a été validée.
Un bras de fer institutionnel entre la Fecafoot et le ministère
Alors que l’élection est prévue le 29 novembre à Yaoundé, le ministère des Sports a sollicité auprès du ministère de l’Administration territoriale l’interdiction pure et simple de l’Assemblée générale élective. L’objectif affiché serait de garantir un processus « concerté, inclusif et transparent ». Le ministre Narcisse Mouelle Kombi évoque une « crise latente » alimentée par la frustration d’acteurs locaux, ajoutant des accusations d’« exclusion arbitraire » de candidats et d’« intégration de clubs fictifs » dans le corps électoral.

Malgré ces critiques, l’initiative apparaît limitée : toute intervention politique dans les affaires d’une fédération est prohibée par la FIFA, réduisant l’impact de l’État dans cette confrontation. À moins d’un retournement inattendu, tous les voyants semblent alignés pour que Samuel Eto’o se succède à lui-même à la tête de la Fecafoot, au cœur d’un climat politique et sportif sous haute tension.




