La polémique autour de la CAN 2025 s’intensifie. Après la décision controversée de la Confédération africaine de football de retirer le titre au Sénégal au profit du Maroc, Pep Guardiola est sorti de sa réserve, exprimant publiquement son incompréhension face à un verdict qui secoue le football mondial.
Guardiola pointe des décisions prises “en coulisses”
Interrogé en conférence de presse à la veille d’un match de Premier League, l’entraîneur de Manchester City a affiché un certain désarroi. Sans disposer de tous les éléments du dossier relatif à la CAN 2025, le technicien espagnol s’est néanmoins interrogé sur les mécanismes de prise de décision. Selon lui, ce type de situation illustre une tendance plus large : des arbitrages opérés en dehors du terrain, loin du regard du public. Une lecture qui renvoie à une politisation croissante du sport, où les décisions ne seraient plus uniquement dictées par des critères sportifs.
« C’est une surprise. Je ne sais pas vraiment quoi en penser, car j’ignore la raison. Je n’ai rien lu, je n’ai rien vu, donc je ne sais pas, mais ça ressemble à ce qui se passe de nos jours. De nos jours, les décisions se prennent en coulisses. Ça se passe partout. Ce qu’on voit, ça ne se passe pas, ça se passe toujours en coulisses et on ne voit pas leurs visages. C’est ce qui se passe ces derniers temps dans le football et partout ailleurs dans le monde dans d’autres domaines. », a-t-il affirmé. Ses propos, mesurés mais significatifs, traduisent un malaise partagé par de nombreux observateurs face à l’opacité entourant certaines instances.

Une onde de choc relayée par d’autres figures du football
La réaction de Guardiola s’inscrit dans une vague de prises de parole critiques. Didier Deschamps avait déjà exprimé sa surprise face à une décision intervenue plusieurs semaines après la compétition. Ce décalage temporel alimente les interrogations sur la gouvernance du football africain et sur la crédibilité des procédures disciplinaires. La décision de la CAF, en redistribuant un titre majeur, dépasse le simple cadre sportif et pose la question de la transparence institutionnelle. À mesure que les réactions se multiplient, la pression médiatique et internationale autour de cette affaire ne cesse de croître.




