Retour sur les tensions entre Zinedine Zidane et Deschamps, révélées dès 1998, alors que l’ex-n°10 est pressenti pour succéder au sélectionneur des Bleus.
Un passé complexe qui refait surface entre Zidane et Deschamps
À l’heure où Zinedine Zidane apparaît comme le favori pour succéder à Didier Deschamps à la tête de l’équipe de France, leur passé commun ressurgit. Anciens coéquipiers à la Juventus et en sélection, les deux hommes ont traversé des périodes de tensions marquantes, notamment lors de la Coupe du monde 1998.
Le Mondial, pourtant conclu de manière triomphale, aurait pu s’arrêter brutalement pour Zidane. Exclu face à l’Arabie saoudite après un geste d’humeur sur le capitaine Fuad Amin, le meneur de jeu manque la suite des matchs de poule. Sans le but en or de Laurent Blanc contre le Paraguay en huitième, le destin du numéro 10 aurait pu basculer.

Une réaction sévère au sein du vestiaire tricolore
La sanction contre Zinedine Zidane avait provoqué de vives réactions dans le camp français. Didier Deschamps, alors capitaine, n’avait pas mâché ses mots : « C’est impardonnable… Il va nous condamner sur deux ou trois matchs ». Conscient du rôle central de Zidane dans l’animation offensive, il regrette la perte d’un atout majeur au moment le plus crucial. Aimé Jacquet, qui avait insisté avant le match sur la nécessité de maîtriser les nerfs, s’était montré tout aussi ferme : « Quand on commet un geste regrettable, on doit s’attendre à le payer cher ».
Ces prises de position publiques marquent profondément Zidane, qui se sent isolé au sein du groupe. Il répond alors sèchement dans la presse, évoquant un manque de soutien et avançant des explications maladroites pour justifier son geste.

Le recul et l’aveu de Zidane vingt ans plus tard
Vingt ans après les faits, Zinedine Zidane adopte un discours apaisé et lucide. Dans le documentaire « 98, secrets d’une victoire », il reconnaît clairement son erreur : « Je ne suis pas fier de ce que j’ai pu faire. Ce geste… je ne suis pas fier. Mais on ne peut pas se changer, ça fait partie de ma vie ». Ces mots illustrent l’évolution d’un champion devenu entraîneur respecté, et désormais potentiellement appelé à prendre la succession de celui qui, autrefois, avait publiquement pointé sa faute.




