D’après la dernière étude publiée par l’Observatoire du football CIES, la France est le pays qui a le plus profité des transferts internationaux de ses joueurs formés localement au cours des dix dernières années. Les clubs hexagonaux ont généré un total impressionnant de 3,98 milliards d’euros, soit près de 400 millions par an en moyenne. Un véritable record mondial qui confirme la qualité de la formation française.
La France devance le Brésil et l’Espagne

Le classement du CIES place la France largement en tête, devant : le Brésil, l’Espagne, le Portugal, les Pays-Bas, l’Angleterre, l’Argentine, l’Allemagne, l’Italie, la Belgique, qui ferme le top 10 avec 847 millions d’euros. Neuf nations dépassent ainsi la barre symbolique du milliard d’euros généré grâce aux ventes de joueurs à l’étranger.
Des talents français qui s’exportent jeunes
L’étude révèle que 39 % des joueurs formés en France s’expatrient entre 21 et 23 ans, soit au moment idéal pour confirmer leur potentiel.
Cette tendance s’explique par la politique de formation performante des clubs français et par leur capacité à révéler des jeunes talents très demandés sur le marché international.
Les autres tendances du marché mondial

Le Canada se démarque chez les plus jeunes : 71,3 % de ses transferts concernent des joueurs de moins de 20 ans, un record mondial. L’Angleterre, de son côté, reste le pays où les joueurs partent plus tard : 26 % des transferts impliquent des footballeurs de plus de 27 ans. Toutefois, la tendance évolue : près de 40 % des Anglais quittent désormais leur pays entre 21 et 23 ans, signe d’un marché plus précoce.
Une confirmation du modèle français
Cette étude du CIES consacre la France comme le premier exportateur de talents du football mondial, un atout économique majeur pour ses clubs. Des centres de formation comme Lyon, Rennes, Le Havre, ou encore Paris continuent d’alimenter l’Europe en jeunes pépites, tout en garantissant à la Ligue 1 des recettes essentielles pour sa compétitivité financière.



