L’Olympique de Marseille (OM) a frôlé une double secousse institutionnelle. Dans la foulée du départ de Roberto De Zerbi, Mehdi Benatia a présenté sa démission de son poste de directeur sportif. Une décision forte, immédiatement refusée par la direction marseillaise, déterminée à préserver la stabilité du projet sportif.
Une crise interne déclenchée par le départ de De Zerbi

Le départ de Roberto De Zerbi a agi comme un catalyseur. Battu lourdement par le PSG, fragilisé par des résultats en chute libre et une relation dégradée avec son vestiaire, le technicien italien a quitté l’OM, laissant derrière lui un club en pleine turbulence. Dans ce contexte, Mehdi Benatia, architecte du projet sportif bâti autour de l’ancien coach, a choisi de proposer sa démission. Solidaire de De Zerbi, avec qui il projetait un cycle de travail structuré sur plusieurs saisons, le directeur sportif a estimé ne plus pouvoir porter seul une vision devenue instable.
Une direction ferme, un vestiaire mis face à ses responsabilités

Frank McCourt et Pablo Longoria ont opposé un refus net à cette démission, signifiant leur volonté de maintenir Benatia au cœur de la reconstruction olympienne. Informés rapidement, les joueurs ont été réunis par le directeur sportif lui-même. Lors de cet échange interne, Benatia a tenu un discours direct, responsabilisant le vestiaire dans la crise sportive actuelle et posant un cadre clair : soit une reconstruction collective, soit une rupture assumée.
Une posture d’autorité qui, selon plusieurs sources, lui vaut encore le soutien d’une partie des cadres de l’effectif. En refusant le départ de Mehdi Benatia, l’OM choisit la continuité dans la tempête : un acte stratégique qui transforme la crise actuelle en test de gouvernance, de leadership et de responsabilité collective.




