Lors de la 12ᵉ journée de Serie A, un détail commun a attiré l’attention : joueurs, arbitres et même entraîneurs affichaient une marque rouge sur la joue. Il ne s’agissait ni d’un hommage ni d’un geste esthétique, mais d’une participation à la campagne « Un Rosso alla Violenza » (« Un carton rouge à la violence »), menée chaque année par la ligue italienne depuis neuf saisons. Cette initiative vise à sensibiliser aux violences physiques, psychologiques et sexuelles subies par les femmes en Italie.
Une réalité dramatique en Italie

Les chiffres communiqués par la Serie A rappellent l’urgence de la situation : 7 millions de femmes, soit une sur trois, déclarent avoir été victimes de violences ou de harcèlement. En 2024, 111 femmes ont été tuées, dont 96 par un proche. Et les neuf premiers mois de 2025 comptabilisaient déjà 73 féminicides, dont 60 commis au sein du cercle familial. Le président de la Ligue, Ezio Simonelli, a réaffirmé l’objectif : « La marque rouge n’est pas qu’un symbole : elle traduit notre engagement à maintenir l’attention sur un phénomène inacceptable. »
Une campagne qui s’adresse directement au public masculin
Pour Marco Chiesara, président de l’ONG WeWorld, cette opération permet de toucher un public essentiel : « Avec la campagne unrossoallaviolenza, nous pouvons parler directement aux hommes et les inviter à réfléchir à leur rôle dans la lutte contre la violence sexiste. »
Une implication parfois encore plus personnelle

Certains joueurs ont choisi d’aller plus loin. Nouvel arrivant à la Cremonese, Jamie Vardy a floqué son maillot du nom « Becky » en hommage à son épouse Rebekah, marquant symboliquement son soutien à la cause.




