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Douze joueurs, Zidane aux commandes : ce qui s’est vraiment passé pour cette première séance des Bleus

Zidane teste 12 bleus

La première séance de Zinédine Zidane avec les Bleus a livré une scène particulière : douze joueurs, beaucoup d’observation et une ambiance déjà révélatrice.

 

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Douze joueurs, un terrain m

Zidane
Zidane

ythique et une première prise de contact

 

Le début de l’aventure de Zinédine Zidane avec l’équipe de France n’a pas ressemblé à une grande cérémonie, mais plutôt à une séance de travail précise, concentrée et volontairement progressive. Nommé sélectionneur le 28 juillet 2026 après le départ de Didier Deschamps, l’ancien entraîneur du Real Madrid a immédiatement dû préparer un rassemblement particulièrement dense avec quatre rencontres de Ligue des nations au programme.

Pour sa première séance, Zidane a retrouvé douze joueurs disponibles après le week-end, tandis que leurs partenaires ont bénéficié de soins ou d’un travail spécifique en salle. Le terrain Michel Platini a ainsi accueilli un groupe réduit, offrant au nouveau sélectionneur une première occasion concrète de regarder ses joueurs évoluer dans des situations techniques plutôt que de multiplier les longues consignes théoriques. Jean Butez et Guillaume Restes ont travaillé aux côtés d’Andy Diouf, Eduardo Camavinga, Michael Olise, Jules Koundé, Maxence Lacroix et Manu Koné. Le groupe comprenait également Maghnes Akliouche, Dayot Upamecano, Estéban Lepaul et Lucas Da Cunha, autant de profils différents que Zidane devra apprendre à intégrer dans son projet collectif.

Cette configuration particulière a forcément renforcé l’attention portée aux gestes, aux attitudes et aux réactions individuelles pendant les exercices. Derrière cette séance apparemment ordinaire, le nouveau sélectionneur a donc commencé à installer son regard sur un groupe appelé à écrire les premières lignes de son mandat.

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Un travail technique qui révèle déjà les premiers tempéraments

Le premier exercice de conservation a rapidement installé le ton, car Zidane a demandé aux douze joueurs de maintenir le ballon avec rythme tout en multipliant les solutions autour du porteur. Cette séquence simple en apparence permettait surtout au staff d’observer la disponibilité des joueurs, leur capacité à se démarquer et leur rapidité lorsqu’ils doivent prendre une décision sous pression. Les ateliers techniques ont ensuite prolongé cette logique, avec des situations destinées à solliciter la précision, la maîtrise du ballon et la coordination collective.

Certains joueurs ont manifestement ressenti la présence du nouveau sélectionneur, dont le regard pouvait transformer un exercice quotidien en véritable première audition sous le maillot des Bleus. Zidane n’a pourtant pas cherché à dramatiser ces moments, puisqu’il a régulièrement encouragé les joueurs et maintenu une atmosphère suffisamment légère pour permettre au groupe de travailler sans pression excessive. Michael Olise a particulièrement attiré l’attention dans les petits espaces grâce à sa capacité à éliminer rapidement la pression et à trouver des solutions dans des zones très resserrées. Andy Diouf, appelé pour la première fois avec les A, a également montré une attitude volontaire qui illustre la fraîcheur apportée par plusieurs nouveaux visages dans cette sélection.

Ces observations ne permettent évidemment pas encore de tirer des conclusions tactiques définitives, mais elles donnent déjà un aperçu du travail d’évaluation que Zidane devra poursuivre pendant le rassemblement.

Bettoni donne le tempo, Zidane accompagne et Olise régale

L’opposition finale a permis au groupe de changer complètement de rythme, puisque le cinq contre cinq sur petits buts a favorisé les accélérations, les duels et les initiatives individuelles. David Bettoni a occupé une place active dans cette séquence en donnant de nombreuses indications depuis le bord du terrain, conformément au rôle central qu’il occupe auprès de Zidane.

Le nouveau sélectionneur a lui aussi accompagné les joueurs en multipliant les encouragements, tout en laissant suffisamment de liberté pour observer leurs comportements dans un contexte plus proche d’une opposition réelle. Cette manière de procéder a progressivement détendu l’atmosphère, après les premiers exercices durant lesquels certains internationaux semblaient encore chercher leurs repères devant leur nouveau patron.

Michael Olise a alors confirmé son aisance technique en exploitant les espaces réduits, démontrant pourquoi son profil offensif représente l’une des armes intéressantes de cette nouvelle équipe de France. Andy Diouf a également participé avec personnalité à cette opposition, sans donner l’impression de subir la pression liée à sa première convocation chez les A. L’exercice a surtout permis aux joueurs de retrouver les sensations du jeu après les ateliers techniques, tout en offrant au staff de nouvelles indications sur leurs réactions dans les duels et les transitions rapides.

Dans ce décor réduit, Zidane a donc pu commencer à dessiner les contours d’un groupe qu’il devra rapidement préparer pour des rendez-vous beaucoup plus exigeants.

L’humour de Barthez détend l’atmosphère autour du nouveau patron

Fabien Barthez a finalement apporté une dose d’humour qui a permis de casser la tension naturelle entourant les premiers pas de Zidane comme sélectionneur des Bleus. L’ancien gardien a plaisanté sur les conditions d’entraînement en lançant une remarque volontairement exagérée sur les titres mondiaux que lui et ses partenaires auraient pu décrocher avec de tels terrains.

Cette séquence légère a offert un moment de respiration à un groupe qui venait de vivre une journée symbolique, marquée par l’installation concrète du nouveau staff dans le quotidien de la sélection. Elle a également rappelé l’histoire commune de plusieurs figures du football français avec Zidane, même si le contexte actuel exige désormais une nouvelle construction collective.

Le sélectionneur doit en effet passer rapidement du statut d’icône de la génération 1998 à celui de technicien responsable des résultats de l’équipe de France. Son premier rassemblement constitue donc une étape importante avant quatre rencontres de Ligue des nations programmées contre la Turquie, la Belgique et l’Italie. Zidane devra notamment utiliser les prochaines séances pour préciser ses attentes, créer des automatismes et préparer un groupe dont certains éléments découvrent encore complètement le niveau international.

Cette première journée ne livre donc pas encore toutes les réponses, mais elle montre déjà un sélectionneur qui observe attentivement, encourage régulièrement et avance progressivement avec ses joueurs.

Une première séance avant les vraies réponses de l’ère Zidane
Immersion dans l'ère Zidane
Immersion dans l’ère Zidane

Cette première séance ne permet évidemment pas d’identifier une équipe type, puisque plusieurs joueurs n’ont pas encore travaillé collectivement dans les mêmes conditions que les douze présents sur le terrain. Le staff doit également gérer la récupération des internationaux après leurs matches en club, ce qui impose nécessairement une progression adaptée avant d’intensifier le travail collectif.

Zidane dispose néanmoins de quelques jours pour préparer son premier rendez-vous officiel, puisque la France affrontera la Turquie le 25 septembre pour lancer sa campagne de Ligue des nations. Les Bleus se rendront ensuite en Belgique trois jours plus tard, avant d’accueillir l’Italie puis de retrouver la Belgique au Stade de France quelques jours après. Ce calendrier particulièrement rapproché obligera Zidane à installer rapidement des automatismes sans disposer de plusieurs semaines pour expérimenter tranquillement ses idées.

Les séances suivantes permettront donc d’observer davantage les associations entre joueurs, les principes de relance, les mouvements offensifs et les comportements défensifs recherchés par le nouveau staff. Pour les nouveaux appelés, chaque entraînement représentera également une occasion supplémentaire de montrer qu’ils peuvent accompagner les cadres dans cette nouvelle étape de l’histoire des Bleus.

Après cette première immersion marquée par les petits espaces, les encouragements de Zidane et l’humour de Barthez, les prochaines séances diront surtout quelle identité le sélectionneur veut réellement donner à son équipe, mais une question demeure : jusqu’où cette nouvelle ère peut-elle conduire les Bleus ?

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