La Coupe du monde 2026 n’a pas encore livré ses premières grandes batailles sur les terrains qu’une vive controverse éclate déjà en coulisses. Les autorités américaines ont défendu leurs décisions concernant les refus de visas visant certains membres de la sélection iranienne ainsi que le refoulement d’un arbitre somalien, des mesures assumées publiquement par Andrew Giuliani.
« C’était pour une très bonne raison » : Washington défend ses choix
Alors que les regards sont tournés vers le lancement du Mondial, les déclarations d’Andrew Giuliani, responsable de la cellule de la Maison-Blanche chargée de l’organisation de la compétition, ont ravivé les tensions. Intervenant lors d’une conférence organisée par l’Atlantic Council à Washington, le dirigeant américain a justifié la fermeté des autorités en expliquant qu’il était indispensable d’empêcher « des acteurs malveillants de venir dans le pays sous couvert de la Coupe du monde ».
Le fils de l’ancien maire de New York a également été interrogé sur le cas de l’arbitre somalien refoulé à son arrivée sur le territoire américain. Sans dévoiler les éléments du dossier, Andrew Giuliani a maintenu sa position. « Je ne peux pas entrer dans les détails, mais ce que je peux vous dire, c’est que c’était pour une très bonne raison », a-t-il assuré.

L’Iran dans le viseur des autorités américaines
Le responsable américain s’est également exprimé sur les refus de visas concernant certains membres liés à la sélection iranienne. Selon lui, certaines personnes se présentant comme des entraîneurs pourraient ne pas exercer réellement cette fonction. Andrew Giuliani a même évoqué la possibilité que plusieurs d’entre elles travaillent directement avec les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique. Ces déclarations, particulièrement sensibles dans le contexte géopolitique actuel, témoignent de la volonté des États-Unis de faire de la sécurité une priorité absolue durant la Coupe du monde 2026.

Une Coupe du monde 2026 déjà rattrapée par les enjeux politiques
À quelques heures du début du tournoi, cette affaire rappelle que la plus grande compétition de football de la planète n’échappe pas aux tensions diplomatiques. Si Washington assume pleinement ses décisions, les critiques pourraient se multiplier à mesure que la compétition avancera. Entre impératifs sécuritaires et controverses politiques, la Coupe du monde 2026 débute dans une atmosphère déjà électrique.




