À quatre mois du Mondial 2026, le Mexique confronté à des violences liées au narcotrafic inquiète pour la sécurité des matchs.
À quatre mois du coup d’envoi de la Coupe du Monde 2026, le Mexique est plongé dans une crise sécuritaire majeure. Une opération militaire visant le cartel Jalisco Nueva Generación a entraîné des violences et le report de plusieurs matches de championnat, posant de sérieux doutes sur la sécurité des sites hôtes du Mondial.
Vagues de violence et perturbations sportives
En effet, dimanche soir, les forces de sécurité mexicaines ont mené une intervention ciblée contre Nemesio Oseguera, alias « El Mencho », leader du cartel Jalisco Nueva Generación. Selon les autorités locales, l’opération aurait conduit à sa mort, déclenchant des représailles violentes dans l’État de Jalisco, notamment à Guadalajara. Les incidents ont paralysé la vie quotidienne. Notamment: autoroutes bloquées par des véhicules incendiés, commerces attaqués, et perturbations des transports aériens. La ligue locale a immédiatement reporté quatre rencontres, incluant des matches de première et deuxième division ainsi que des rencontres féminines, afin de protéger joueurs et spectateurs. La présidente Claudia Sheinbaum a appelé la population à rester « informée et calme », tandis que la sécurité des sites prévus pour la Coupe du Monde, notamment l’Estadio Akron de Zapopan, est désormais au centre des préoccupations.
Défi sécuritaire avant le Mondial 2026
Le Mexique doit accueillir 13 rencontres de la Coupe du Monde, dont un choc attendu entre l’Uruguay et l’Espagne à Guadalajara. Avec les violences actuelles, le maintien de l’ordre sur les sites sportifs devient un enjeu majeur pour la FIFA et les autorités locales. La sélection mexicaine elle-même est touchée. Son match amical contre l’Islande à Querétaro est sous surveillance renforcée. Ces événements rappellent que l’organisation d’un Mondial ne dépend pas uniquement du terrain. En fin, la sécurité et la stabilité dans les villes hôtes seront déterminantes pour le succès de la compétition et pour rassurer les équipes et les supporters internationaux. À moins de quatre mois du Mondial, le Mexique doit prouver qu’il peut concilier spectacle sportif et sécurité publique. Le succès de la Coupe du Monde 2026 pourrait dépendre autant de la vigilance des autorités que du talent des joueurs.




