Carlos Queiroz quitte le Ghana après deux défaites en CAN 2027. Les Black Stars, derniers du groupe C, doivent déjà réagir.
Deux matches ont suffi à faire basculer Carlos Queiroz
Carlos Queiroz n’est plus le sélectionneur du Ghana. La Fédération ghanéenne de football (GFA) a annoncé ce jeudi la fin de son aventure avec le technicien, deux jours après la défaite des Black Stars contre la Gambie (2-4) à domicile, lors de la deuxième journée des éliminatoires de la CAN 2027. Le constat est brutal. Avant même de recevoir la Gambie, le Ghana avait perdu son premier match face à la Côte d’Ivoire (0-2). Deux rencontres, deux revers et aucun point au compteur : les Black Stars ferment déjà la marche du groupe C.
Cette rupture intervient alors que Queiroz avait pourtant été confirmé quelques semaines plus tôt. Arrivé en avril avec une mission initialement limitée à la préparation et à la Coupe du monde 2026, le technicien de 73 ans avait finalement obtenu la confiance de la GFA pour prolonger son mandat. Mais la dynamique née du Mondial n’aura pas résisté au début de la campagne africaine. « Les intérêts du Ghana et des Black Stars doivent primer », a notamment fait valoir Queiroz dans son message annonçant la fin de son passage sur le banc. Le Portugais a également insisté sur le « respect mutuel » ayant entouré la séparation et appelé les supporters à continuer de soutenir l’équipe.
Du parcours mondial à la crise des éliminatoires
Le contraste rend le départ de Queiroz particulièrement saisissant. Quelques semaines auparavant, le sélectionneur avait conduit le Ghana jusqu’aux huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026. Dans un groupe relevé comprenant notamment l’Angleterre, la Croatie et le Panama, les Black Stars avaient réussi à franchir le premier tour. Leur parcours s’était arrêté au tour suivant contre la Colombie. Cette performance avait pesé dans la décision de la GFA de poursuivre l’aventure avec l’expérimenté technicien. Son expérience, sa connaissance du groupe et son vécu international avaient été présentés comme des atouts pour la suite du projet. La reprise a pourtant produit l’effet inverse.
Le Ghana a d’abord cédé face à la Côte d’Ivoire avant de connaître une nouvelle désillusion à domicile contre la Gambie. Les absences de plusieurs cadres, notamment Mohammed Kudus, Antoine Semenyo et Jordan Ayew, ont compliqué la tâche du sélectionneur, sans empêcher la série négative de s’installer. Le revers contre la Gambie apparaît comme le point de rupture. Menés 2-0 après avoir pris l’avantage, les Gambiens ont complètement renversé la rencontre pour s’imposer 4-2. Une défaite lourde de conséquences pour une sélection qui ambitionne de retrouver la scène continentale.
Une nouvelle urgence avant la Somalie
Le Ghana n’a désormais plus de temps à perdre. La prochaine échéance sera la double confrontation contre la Somalie, programmée en novembre. Entre-temps, la GFA devra désigner un nouveau sélectionneur capable de relancer une équipe déjà fragilisée. L’enjeu dépasse toutefois le simple remplacement de Queiroz. Les Black Stars avaient déjà manqué la précédente édition de la CAN. Une nouvelle absence à la phase finale de la compétition continentale commencerait à prendre la forme d’une véritable rupture avec leur statut historique.
Pour le futur entraîneur, la mission sera donc immédiate : restaurer la confiance, retrouver des résultats et remettre le Ghana dans la course dans le groupe C. Le départ de Queiroz rappelle surtout la fragilité du football international : une performance réussie dans une compétition majeure ne garantit aucune immunité lorsque les résultats suivants ne suivent pas. En quelques semaines, Queiroz est passé du statut d’homme ayant relancé les ambitions ghanéennes à celui d’entraîneur contraint de quitter le navire : le Ghana doit désormais sauver sa campagne avant qu’il ne soit trop tard.




