Le football colombien passe au second plan. Face à l’ampleur de la catastrophe provoquée par un violent séisme, la Liga Dimayor a décidé de suspendre les rencontres prévues cette semaine. Une décision exceptionnelle prise alors que le pays fait face à une situation d’urgence.
Un séisme de 7,4 secoue la Colombie et bouleverse le championnat
Le lundi 10 août, la Colombie a été frappée par un puissant tremblement de terre de magnitude 7,4. L’épicentre a été localisé dans le département du Chocó, à l’ouest du pays, à proximité de plusieurs grandes villes colombiennes, dont Cali et Medellín. Le bilan humain s’est rapidement alourdi. Plusieurs bâtiments se sont effondrés dans les zones touchées. Selon un bilan attribué à l’Association colombienne des capitales, 132 personnes sont décédées et au moins 570 autres ont été blessées. Dans ce contexte dramatique, les considérations sportives ont été reléguées au second plan. La Liga Dimayor, qui organise le championnat professionnel colombien, a annoncé le report des matchs programmés au cours de la semaine.
« Aujourd’hui, le football peut attendre »
Dans un communiqué, l’instance dirigeante du football professionnel colombien a expliqué que cette décision répondait avant tout à une volonté de solidarité avec les populations affectées par le séisme. « Cette décision témoigne avant tout de notre engagement envers la Colombie et envers toutes les personnes qui traversent actuellement des moments difficiles », explique la Dimayor. L’instance estime que le football doit, dans ces circonstances, jouer un rôle qui dépasse le simple cadre sportif. 
« Dans de telles circonstances, nous estimons que le football doit se mettre au service du pays et soutenir ceux qui en ont le plus besoin », poursuit-elle. Les 36 clubs professionnels membres de la Dimayor sont ainsi appelés à mobiliser leurs moyens pour participer aux efforts de soutien aux communautés touchées. « C’est pourquoi les 36 clubs professionnels membres de la Dimayor concentreront leurs efforts cette semaine sur le soutien aux communautés touchées et à leur rétablissement, en mettant leurs capacités et leurs ressources au service du pays face à cette urgence. »
Le sport face à l’urgence nationale
À travers cette décision, le football colombien entend donc contribuer à l’effort collectif engagé après le séisme. Les clubs, habituellement mobilisés autour des compétitions, sont invités à mettre leurs ressources et leur visibilité au service des populations sinistrées. La Dimayor résume cette position par une formule forte : « Aujourd’hui, le football peut attendre. La Colombie a besoin de nous. » Le calendrier du championnat est ainsi temporairement mis entre parenthèses. Une manière pour le football colombien de rappeler que, lorsqu’une catastrophe frappe le pays, les enjeux sportifs passent derrière l’urgence humaine. Attention toutefois : les chiffres du bilan, la magnitude, la localisation exacte de l’épicentre et l’attribution du bilan à « l’Association colombienne des capitales » méritent une vérification auprès de sources officielles avant publication. Les passages en gras correspondent aux propos ou informations que vous pourrez contrôler séparément.




