Il y a des soirs où tout bascule, où une équipe ne peut plus se cacher derrière l’arbitrage, la malchance ou les circonstances. Pour l’OM, ce Classique au Parc des Princes fait partie de ces moments-là. Car avant même que le PSG ne déroule, un tournant a tout changé : le carton rouge oublié sur Vitinha, auteur d’une vilaine faute sur Balerdi. Deux minutes plus tard, Dembélé ouvrait le score… et lançait une soirée cauchemardesque pour les Marseillais .
Une manita historique, un symbole inquiétant

Le 5-0 final n’est pas seulement une humiliation : c’est un record absolu dans l’histoire des PSG–OM. Jamais un Classique ne s’était terminé avec un tel écart. Et l’addition aurait pu être encore plus salée, Paris ayant touché quatre poteaux au cours du match .
En encaissant cette manita, l’OM égale aussi sa plus lourde défaite du XXIᵉ siècle, le terrible 6-1 contre Monaco en 2017. Une statistique qui fait mal, mais qui reflète parfaitement la spirale négative dans laquelle le club semble s’enfoncer.
l’OM face à une série noire qui interroge
Car cette claque ne vient pas seule. Elle s’ajoute à une élimination dramatique en Ligue des champions, marquée par deux revers cinglants : 3-0 contre Liverpool et 3-0 contre le Cercle Bruges. Il faut remonter à 1977 pour retrouver trace d’un OM ayant subi trois défaites d’au moins trois buts d’écart dans les dix premiers matchs de l’année .
Même les rares éclaircies – victoire contre Lens, qualification en Coupe de France – ne suffisent plus à masquer les failles. L’OM est redescendu au pied du podium et affiche un bilan catastrophique face aux cadors : cinq déplacements chez les équipes du Top 6, cinq défaites, un seul but marqué, dix encaissés.
Un OM fragile, un avenir flou
Ce Classique restera comme un électrochoc. Non pas parce que Paris a été brillant – il l’a été – mais parce que Marseille a sombré sans réaction, sans âme, sans plan. Une équipe qui doute, qui subit, qui encaisse… et qui ne parvient plus à se relever.
La question n’est plus de savoir si l’OM traverse une mauvaise passe. La question est désormais : jusqu’où cette chute peut-elle aller ?




