Karim Benzema brise les clichés sur l’Arabie saoudite. Niveau réel, comparaisons avec l’Europe, réponse indirecte à Cristiano Ronaldo… Ses mots font réfléchir.
Roshn Saudi League : Benzema démonte les idées reçues

Depuis son arrivée à Al Ittihad, Karim Benzema est régulièrement interrogé sur le véritable niveau du championnat saoudien, souvent caricaturé en Europe. À 37 ans, le Ballon d’Or 2022 a choisi la lucidité plutôt que l’exagération, livrant une analyse posée mais révélatrice d’un championnat en pleine mutation.
« En trois ans, le football a déjà beaucoup évolué ici. C’est plus physique, ça va plus vite et ça va encore s’améliorer », explique l’attaquant français dans L’Équipe. Loin de l’image d’un football lent ou facile, Benzema insiste sur une progression tangible, alimentée par l’arrivée massive de joueurs et de techniciens européens.
Al Hilal, Real Madrid, City : des preuves sur le terrain
Pour appuyer son propos, Benzema ne parle pas de théorie, mais de faits concrets. La dernière Coupe du monde des clubs a servi de révélateur.
« Al Hilal a tenu tête au Real Madrid et a éliminé Manchester City. Il ne faut pas croire que c’est facile ici », rappelle-t-il. Une déclaration qui casse le mythe d’un écart abyssal entre l’Europe et l’Arabie saoudite.
Sans aller jusqu’à comparer directement les deux continents, Benzema tranche :
non, une grande équipe européenne ne viendrait pas gagner 5-0 sans résistance. « On ne joue pas à la PlayStation », glisse-t-il avec ironie, soulignant la montée en compétitivité des meilleures formations saoudiennes.
Benzema vs Ronaldo : la nuance plutôt que la provocation

Difficile, enfin, de ne pas lire entre les lignes une réponse indirecte à Cristiano Ronaldo, qui avait affirmé que la Roshn Saudi League était supérieure à la Ligue 1. Là où le Portugais avait choisi la provocation, Benzema préfère le réalisme.
« Ce n’est pas encore au niveau de l’Europe, notamment dans l’intensité des entraînements », reconnaît-il. Mais le Français voit plus loin : nouvelles méthodes, coaches européens, travail physique accru… la transformation est en marche.
Le message est clair :
👉 le championnat saoudien n’est pas encore une référence mondiale, mais il s’en rapproche plus vite que prévu.




