L’Olympique Lyonnais traverse une tempête sans précédent. Après la décision choc de la DNCG de reléguer le club en Ligue 2, c’est toute la gouvernance du club qui vacille. À la tête de l’OL depuis 2022, John Textor pourrait être contraint de céder la main. En coulisses, un nom s’impose désormais : Ares Management, le fonds d’investissement américain qui a permis au propriétaire actuel de racheter le club.
Ares en embuscade, la pression monte
« L’appel, c’est un pistolet à un coup. » Cette formule lapidaire résume l’urgence de la situation. Dans les prochaines heures, l’OL devra convaincre la commission d’appel de la DNCG pour espérer rester dans l’élite. En attendant, le spectre d’un changement à la tête du club plane plus que jamais. Ares Management, qui avait prêté 405 millions de dollars à un taux de 13 % pour permettre à Textor d’acquérir l’OL, détient aujourd’hui une position stratégique.
Comme le fonds Elliott avec l’AC Milan en 2018, Ares pourrait reprendre temporairement le contrôle du club pour rassurer les instances. Une hypothèse qui prend de l’ampleur, d’autant que les relations entre Ares et Textor se sont visiblement tendues ces derniers mois.
Textor sur la sellette, l’ombre d’un retrait forcé

Si l’Américain pensait avoir fait le nécessaire pour satisfaire les exigences de la DNCG — notamment via le mercato ou la promesse de nouveaux fonds —, les résultats concrets tardent. La vente de ses parts dans Crystal Palace, censée générer des liquidités, reste en suspens, faute de validation définitive par la Premier League. Un point noir que ne manquera pas de souligner la DNCG dans sa décision écrite.
Face à cette situation, Ares Management se retrouve devant un dilemme stratégique : continuer à soutenir John Textor malgré les incertitudes ou prendre le contrôle pour protéger un investissement colossal. Une chose est sûre, l’avenir de l’Olympique Lyonnais dépend désormais autant des tribunaux financiers que des terrains de football.




