La trêve internationale d’octobre, souvent propice aux changements sur les bancs, arrive à un moment critique pour certains entraîneurs de Ligue 1. Après sept journées disputées, aucun licenciement n’a encore eu lieu, mais plusieurs techniciens sont sous surveillance en raison de résultats décevants ou d’un jeu jugé insuffisant.
Hütter sur la sellette à Monaco ?

Parmi les cas les plus préoccupants figure celui d’Adi Hütter à l’AS Monaco. Malgré un bon début de saison en championnat, l’humiliation subie à Bruges en Ligue des champions (4-1), suivie d’un nul frustrant face à Nice (2-2) alors que l’équipe évoluait en supériorité numérique, fragilise sa position. Selon Fabrizio Romano, les dirigeants monégasques envisageraient déjà des pistes pour le remplacer. Arrivé en 2023, Hütter n’a pas convaincu pleinement, et la trêve pourrait servir de point de bascule. « Nous ne sommes pas satisfaits », a-t-il reconnu après le nul contre Nice. « Cette semaine n’a pas été bonne. »
Haise maintenu à Nice, mais pour combien de temps ?
Franck Haise, récemment prolongé jusqu’en 2029, vit un début de saison contrasté. Éliminé dès le 3e tour qualificatif de Ligue des champions, puis battu par la Roma et Fenerbahçe en Coupe d’Europe, le technicien niçois subit des critiques croissantes malgré un soutien officiel des dirigeants. Conscient de la situation, Haise ne se voile pas la face : « Si on perd encore deux, trois, quatre matchs, la question sera amenée à être posée. » Le nul obtenu à Monaco (2-2) en infériorité numérique a néanmoins rassuré sur l’état d’esprit de son groupe.
Beye face à un « contexte pesant » à Rennes

Sans être officiellement menacé, Habib Beye vit une période délicate avec Rennes. Malgré des victoires marquantes contre l’OM et Lyon, son équipe n’a pris que trois points face à des concurrents directs au maintien. Elle a notamment été rejointe à chaque fois après avoir mené au score. Beye se dit « hermétique » à la pression ambiante mais reconnaît les failles : « On a démontré une vraie stabilité tactique, mais il faut protéger les jeunes. Si on tape sur moi, ce n’est pas très grave. » Les joueurs, eux, ont tenu une réunion interne pour tenter de comprendre les manques récurrents.
Les promus et petits budgets épargnés, pour l’instant
Du côté des équipes jouant le maintien, la pression reste modérée. À Metz, Stéphane Le Mignan n’a toujours pas gagné (2 nuls, 5 défaites), mais bénéficie d’un calendrier compliqué en début de saison et du soutien de sa direction. « On a les capacités de se battre avec beaucoup d’équipes », a-t-il assuré après la défaite contre Marseille. Les autres clubs comme Lorient, Le Havre, Auxerre, Angers ou Nantes ne semblent pas prêts à changer d’entraîneur à ce stade, malgré des résultats en dents de scie.




