Le président de la FIFA a provoqué la colère en Italie après avoir ironisé sur l’absence des Azzurri à la Coupe du monde. Retour sur un dérapage diplomatique.
Coupe du monde 2026 : Le dérapage de Gianni Infantino indigne l’Italie
Une petite phrase qui passe très mal de l’autre côté des Alpes. En marge du match d’ouverture du Mondial 2026 à Mexico, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a suscité une vive polémique en ironisant sur l’absence répétée de l’Italie dans la compétition. Alors que la Squadra Azzurra, éliminée par la Bosnie-Herzégovine, manque sa troisième phase finale consécutive, ces déclarations sont vécues comme un affront par les autorités italiennes.
« Il faudrait peut-être passer à 228 équipes »

Interrogé par une chaîne brésilienne sur une éventuelle extension du tournoi à 64 nations, le dirigeant helvète, qui possède également la nationalité italienne, a lâché : « Avec 64 équipes, l’Italie se qualifierait peut-être. Il faudrait peut-être même passer à 228… »
Une boutade qui, loin de faire sourire, a été perçue comme un manque de respect institutionnel. Relayés par la Gazzetta dello Sport, ces propos ont déclenché une onde de choc immédiate dans la sphère politique italienne, mettant à mal l’image d’impartialité que doit incarner le patron du football mondial.
Une classe politique italienne en colère
Le député Gaetano Amato a été l’un des premiers à monter au créneau, rappelant à l’ordre le président de la FIFA : « Gianni Infantino ne s’exprime pas comme un supporter au comptoir d’un bar. Ce rôle impose équilibre, respect et sens des institutions. Se moquer de l’Italie est une mesquinerie rare, surtout venant de celui qui a été élu grâce au soutien de notre fédération.«
L’indignation est d’autant plus forte que l’Italie traverse une période difficile. Comme le souligne le député, le pays est déjà conscient du déclin de son football national et n’a nul besoin de ces « blagues de mauvais goût » pour confirmer une situation qu’il vit douloureusement.
Le gouvernement demande des explications
Face à la pression médiatique, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Andrea Abodi, a adopté une position ferme mais diplomatique. Plutôt que de réagir à chaud par médias interposés, il a réclamé une clarification directe avec l’intéressé.
« Ce que j’ai lu me laisse perplexe. Il vaut mieux s’entendre au téléphone pour comprendre. Je tiens à connaître son opinion sans détours », a-t-il déclaré. Si le DIRECT de la compétition accapare toutes les attentions, cet incident diplomatique risque de laisser des traces dans les relations entre la fédération italienne et l’instance mondiale. Gianni Infantino, quant à lui, est désormais sous pression pour apaiser les tensions avec l’un de ses membres les plus influents.




