Avec 11 limogeages en une saison, la Premier League 2025-2026 a essoré les tacticiens. Découvrez notre bilan exclusif du grand carrousel des bancs anglais.
Premier League : Le grand carrousel des bancs, quand l’Angleterre essore ses entraîneurs
La saison 2025-2026 de Premier League restera dans les annales comme celle de tous les excès, mais surtout comme un immense cimetière pour les projets tactiques à long terme. Au-delà des performances pures, cet exercice a mis en lumière la fragilité extrême des entraîneurs au royaume du football business : pas moins de onze techniciens ont été limogés en cours de route. Nottingham Forest a changé quatre fois de mentor, tandis que des géants comme Tottenham et Chelsea ont consommé deux coachs chacun. La rédaction de LeClub360 s’est penchée sur ce phénomène de « lessiveuse » qui a rythmé l’année outre-Manche.
L’art de la survie : Le miracle Iraola face à la stabilité payante d’Arteta

Dans ce contexte de paranoïa généralisée des présidents, deux hommes ont prouvé qu’un autre chemin était possible. Le premier, Andoni Iraola (élu entraîneur de l’année par LeClub360), a surmonté un chaos sans nom à Bournemouth. Privé de sa défense titulaire et de son meilleur buteur à la mi-saison, l’Espagnol a su reconstruire dans l’urgence pour arracher une 6e place historique.
De son côté, Mikel Arteta (2e) récolte les fruits de la patience de sa direction. Après cinq ans d’apprentissage et de finales perdues, il a enfin brisé le plafond de verre en offrant une Premier League amplement méritée aux Gunners, s’éloignant des dogmes de Guardiola pour imposer un football d’une redoutable efficacité physique.
Le broyeur londonien : Les fiascos industriels de Chelsea et Tottenham
À l’inverse, Londres s’est transformée en une véritable machine à broyer les carrières. Le cas des Spurs de Tottenham est le plus édifiant : l’aventure hivernale d’Igor Tudor (28e et dernier de notre classement) n’a duré que 44 jours, rythmée par un seul point pris en cinq matchs et un naufrage total à domicile.

Chelsea n’est pas en reste dans la gestion de crise permanente. Les Blues ont d’abord usé l’Italien Enzo Maresca (12e) dès le jour de l’An, avant de confier les clés à Liam Rosenior (25e) dont la lune de miel initiale s’est transformée en la pire série de défaites du club depuis plus d’un siècle. À l’aube du mercato d’été, la question ne se pose plus seulement de savoir quels joueurs acheter, mais comment construire une structure club capable de laisser un entraîneur travailler plus de trois mois sans sauter.




