Le patron du football mondial a fendu l’armure. En déplacement officiel en Algérie pour l’inauguration du nouveau centre technique de Lalla Setti, à Tlemcen, Gianni Infantino n’a pas seulement parlé infrastructures et développement. Le président de la FIFA a livré un témoignage personnel et émouvant, révélant son lien affectif profond avec le football algérien, né un certain été 1982.
le centre de lalla setti : un tremplin vers les sommets mondiaux
Au-delà de la symbolique, la visite d’Infantino marque une étape clé pour la Fédération Algérienne de Football. En inaugurant ce centre régional, le dirigeant italo-suisse a salué la vision du pays en matière de formation :
« Ce centre est un pas crucial. L’Algérie a décidé de croire en sa jeunesse pour projeter son football non seulement au sommet de l’Afrique, mais dans les plus hautes sphères mondiales. »
« j’avais le poster de l’Algérie dans ma chambre »

C’est toutefois sur le terrain de l’émotion que Gianni Infantino a le plus surpris. Devant un auditoire conquis, il est revenu sur la Coupe du monde 1982 en Espagne. À l’époque, le jeune Gianni, 12 ans, tombait sous le charme d’une équipe qui allait bousculer la hiérarchie planétaire.
« L’Italie a gagné cette Coupe du monde, mais l’équipe qui a surpris le monde et qui est rentrée dans nos cœurs, c’était l’Algérie », s’est-il remémoré avec passion. « J’avais dans ma chambre le poster de l’Algérie et celui de l’Italie collés côte à côte sur le mur. »
le souvenir indélébile de gijón et le « match de la honte »
Le président de la FIFA a longuement évoqué la victoire mythique contre l’Allemagne de l’Ouest (2-1), portée par des légendes comme Belloumi et Madjer. Une performance qui, selon lui, a placé l’Algérie sur la carte du football mondial pour l’éternité.
Il n’a pas non plus éludé le dénouement tragique de cette phase de poules, faisant référence au tristement célèbre « match de la honte » entre la RFA et l’Autriche qui avait injustement éliminé les Verts : « L’Algérie s’est fait une place dans le cœur de tous ceux qui aiment le football dans le monde », a-t-il conclu, rendant ainsi justice à une génération dont le talent avait été trahi par les circonstances.




