Le stade de l’Abbé-Deschamps retenait son souffle pour ce qui ressemblait à une véritable finale pour la survie. Mais au terme d’un duel cadenassé par l’enjeu, l’AJ Auxerre et le FC Nantes se sont séparés sur un score nul et vierge (0-0). Un résultat qui ne fait l’affaire de personne, même si les Bourguignons conservent une petite marge de sécurité.
Sinayoko a tout tenté, Nantes a fait le dos rond
Dès l’entame, les hommes de Christophe Pélissier ont affiché leurs intentions. Portée par un Lassine Sinayoko omniprésent, l’AJA a frôlé l’ouverture du score par deux fois. D’abord de la tête (19e), puis sur une frappe puissante contrée in extremis par Nicolas Cozza (24e).
Face à cette pression, le bloc nantais s’est montré solidaire. Anthony Lopes, vigilant dans ses cages, et une défense nantaise aux abois ont réussi à contenir les vagues blanches jusqu’à la pause, laissant les Canaris en vie malgré une production offensive trop pauvre.
Le frisson du penalty et un arbitrage qui fait jaser
La seconde période a sombré dans une guerre de tranchées, où la peur de perdre a pris le pas sur l’envie de gagner. Le tournant du match aurait pu survenir sur une action litigieuse : une suspicion de main de Francis Coquelin dans la surface nantaise. Malgré les protestations auxerroises, Willy Delajod a fait signe de jouer, privant l’AJA d’une opportunité en or de sceller son maintien.
Qui sourit vraiment ?
Au classement, la situation reste précaire pour les deux historiques du football français :
Auxerre (16e, 24 pts) : Les Bourguignons restent en position de barragistes mais gardent cinq points d’avance sur la zone de relégation directe.
Nantes (17e, 19 pts) : Les Canaris sont toujours relégables. S’ils comptent un match en retard (face au PSG), l’urgence devient absolue à sept journées de la fin.




