Le visage fermé, le verbe acéré, mais la détermination intacte. Après le nul frustrant concédé face à Girona (1-1), Álvaro Arbeloa ne s’est pas caché. L’entraîneur du Real Madrid, s’est présenté en conférence de presse avec une certitude : son équipe a été, une fois de plus, la cible d’un arbitrage espagnol incompréhensible.
Le « scandale » Mbappé : Arbeloa ne décolère pas

Au cœur des débats, ce penalty non sifflé sur Kylian Mbappé en fin de match qui aurait pu tout changer. Pour Arbeloa, l’analyse est simple, limpide, presque résignée face à la répétition des faits :
Interrogé sur l’absence d’intervention du VAR, le technicien madrilène a pointé du doigt l’inconstance de l’outil technologique : « Personne ne comprend. Le VAR intervient quand ça l’arrange. C’est une action claire qui corrobore ce que je pense depuis longtemps. »
Un manque de réussite, pas de talent

Malgré la frustration liée au sifflet d’Alberola Rojas, « El Espartano » reste lucide sur la performance de ses troupes. S’il concède que ce n’était pas le match le plus brillant, il refuse de blâmer ses attaquants. Pour lui, le manque de réussite face au but est un accident de parcours, pas une fatalité.
« On doit s’améliorer collectivement face aux équipes qui s’enferment, mais je ne suis pas inquiet. J’ai deux des cinq meilleurs joueurs du monde devant », a-t-il rappelé avec force, protégeant son vestiaire contre les critiques.
Cap sur Munich : « Ils vont devoir souffrir »
Si la Liga semble s’éloigner, Arbeloa refuse de brandir le drapeau blanc avant que les mathématiques ne l’y obligent. Mais ses yeux sont déjà tournés vers l’Allemagne. Mercredi, le Real Madrid jouera sa saison contre le Bayern Munich, et le coach madrilène envoie un message de guerre psychologique aux Bavarois :
« Il est normal qu’ils se voient favoris. Mais en face d’eux, il y aura 25 guerriers avec des maillots blancs et un écusson rond sur le cœur. Ils vont devoir souffrir pour nous battre. »
Arbeloa l’assure : son groupe ira en Allemagne avec une énergie décuplée. Entre les sifflets injustes, les erreurs d’arbitrage et les « accidents » de parcours, le Real Madrid se forge un mental d’acier. Le message est passé : ne donnez jamais ce Real pour mort, surtout quand il se sent lésé.




