Micah Richards et Thierry Henry s’enflamment pour Lamine Yamal après Barça-Atletico (0-2). Le prodige de 18 ans a brillé seul contre tous. Le récit d’une soirée injuste.
Barça : « Lamine Yamal a été abandonné par ses coéquipiers ! »

Le Camp Nou a peut-être perdu son éclat, mais il a vu naître une certitude : Lamine Yamal n’est plus un espoir, c’est un géant. Pourtant, au coup de sifflet final de ce quart de finale aller face à l’Atlético Madrid (0-2), l’image qui restait n’était pas celle de ses dribbles dévastateurs, mais celle d’un gamin de 18 ans, le regard vide, « complètement détruit » par une défaite qu’il a tenté d’éviter à lui seul.
Micah Richards s’emporte : « Vous ne comprenez rien au foot ! »
Rarement une performance individuelle dans la défaite n’avait suscité autant d’admiration chez les consultants internationaux. Pour l’ancien défenseur anglais Micah Richards, critiquer le match de Lamine relève de l’hérésie :
Le constat est cinglant : face au bloc de Diego Simeone, Yamal a provoqué, créé des espaces et affronté jusqu’à trois joueurs simultanément. Mais derrière lui, le désert. Pour Richards, le Barça était « coincé en seconde vitesse », laissant son prodige s’épuiser dans le vide.
Le diagnostic de Thierry Henry : Un leader trop seul

Même son de cloche du côté de la légende blaugrana Thierry Henry. Pour le Français, la détresse de l’ailier espagnol après le match s’explique par ce sentiment de solitude extrême sur le terrain. « Ils l’ont laissé tomber », martèle Henry.
Un avis partagé par Ronald Koeman, qui souligne une dépendance maladive du système tactique de Hansi Flick envers ses deux ailiers : « Tout le système semble trop dépendre de Raphinha et Lamine Yamal. Aujourd’hui, seul Marcus Rashford a vraiment essayé de le soutenir, mais à ce niveau, ce n’est pas suffisant. »
Le futur Ballon d’Or est déjà là
Malgré la débâcle collective, l’avenir semble radieux pour le numéro 19 catalan. Joe Cole n’a pas hésité à lancer un pari audacieux : « Il va gagner le Ballon d’Or, je lui donne cinq ans maximum. » Mais pour l’heure, le présent est sombre. Le Barça devra se rendre à Madrid avec un retard de deux buts et une équipe en proie au doute. Si Lamine Yamal est capable de « magie », il ne pourra pas renverser l’Atletico sans une prise de responsabilité collective. Car comme l’ont rappelé les légendes hier soir : on ne gagne pas la Ligue des Champions en jouant aux échecs tout seul.




