Après la CAN 2025, 18 supporters sénégalais restent détenus au Maroc. Sonko évoque appel, grâce ou rapatriement.
Le gouvernement sénégalais hausse le ton dans l’affaire des 18 supporters condamnés au Maroc après la finale de la CAN 2025. Devant les députés, le Premier ministre Ousmane Sonko a assuré que toutes les démarches diplomatiques ont été engagées, tout en laissant entrevoir plusieurs pistes pour obtenir leur libération ou leur rapatriement. Condamnés à des peines allant de trois mois à un an ferme, ces ressortissants sénégalais se trouvent au cœur d’un dossier devenu hautement sensible entre Dakar et Rabat.
Pressions diplomatiques et message politique
À l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a insisté sur l’implication directe des plus hautes autorités de l’État. Le président sénégalais aurait personnellement saisi ses homologues marocains. Des échanges auraient également eu lieu avec le chef du gouvernement du Maroc ainsi qu’avec les ministres concernés. Le Premier ministre a toutefois regretté la tournure judiciaire de l’affaire. Selon lui, l’incident dépasse le cadre sportif et concerne deux nations liées par des relations historiques solides. Sans contester les institutions marocaines, il a évoqué des précédents internationaux où des débordements de supporters n’avaient pas conduit à des condamnations pénales. Il a notamment cité l’épisode survenu lors des Jeux olympiques d’été de 2024, marqué par l’interruption d’une rencontre entre le Maroc et l’Argentine.
Grâce royale, appel ou transfert de peine
Sur le plan judiciaire, plusieurs options sont étudiées. D’abord, la possibilité d’un appel si des irrégularités sont constatées dans la procédure. Ensuite, une éventuelle grâce accordée par les autorités marocaines. Enfin, une alternative concrète est évoquée : le transfert des détenus vers le Sénégal afin qu’ils purgent leur peine sur le territoire national, en vertu d’accords bilatéraux existants. Cette hypothèse constitue aujourd’hui l’espoir principal des familles. Entre fermeté judiciaire et diplomatie active, le Sénégal joue une carte stratégique. Le sort des 18 supporters pourrait désormais dépendre d’un geste politique décisif.




