L’éviction de John Textor de la direction de Eagle Football Holdings Bidco est désormais actée, marquant un tournant majeur pour la structure qui contrôle notamment Olympique Lyonnais, RWD Molenbeek et Botafogo. Révoqué fin janvier après une tentative de reprise avortée, l’homme d’affaires américain se retrouve également confronté à une lourde exigence financière.
Une révocation après un bras de fer interne
Selon des informations publiées par Le Progrès, la holding a officialisé dans un document interne la destitution intervenue le 27 janvier. Cette décision est intervenue le jour même où l’ancien dirigeant aurait tenté de reprendre la main sur le groupe à quelques heures d’une assemblée générale décisive. L’opération n’a pas abouti, scellant définitivement la rupture avec les autres actionnaires. Le départ de l’exécutif américain met fin à plusieurs mois de tensions stratégiques autour de la gouvernance et de la direction financière du groupe.

Pression financière et nouvelles équations pour le groupe
La décision a été portée notamment par Michele Kang et le fonds Ares Management, qui ont refusé toute tentative de reprise de contrôle. Au-delà de la révocation, la holding exige désormais le remboursement d’une dette estimée à 250 millions d’euros, accentuant la pression sur l’ancien patron.
Pour les clubs concernés, cette clarification de gouvernance pourrait ouvrir une nouvelle phase plus stable, alors que les supporters lyonnais espèrent un recentrage sur les priorités sportives et financières. Cette mise à l’écart de John Textor marque la fin d’un cycle agité et ouvre une nouvelle ère pour la galaxie Eagle Football, où la stabilité financière devient plus que jamais l’enjeu central.




