Battu 2-1 par Osasuna, le Real Madrid a déçu. Malgré une polémique arbitrale, Álvaro Arbeloa pointe surtout les lacunes de son équipe et met la pression dans la course au titre.
Un leader fragile : Osasuna fait tomber le Real Madrid
Le Real Madrid avançait avec confiance. Leader retrouvé, dynamique positive, calendrier maîtrisé… Sur le papier, le déplacement à Osasuna ressemblait à une formalité. Sur le terrain, ce fut un piège redoutable. Malgré une possession dominante et un contrôle apparent du tempo, les Madrilènes ont affiché une maîtrise stérile. Federico Valverde percutait, Aurélien Tchouaméni et Eduardo Camavinga tentaient d’organiser le jeu, mais le bloc compact d’Osasuna ne tremblait pas.
En face, Alessio Lisci avait préparé son coup avec précision : discipline défensive, transitions rapides et un Ante Budimir clinique. Juste avant la pause, l’attaquant croate transformait un penalty et changeait la physionomie du match. Le Real contrôlait le ballon. Osasuna contrôlait le danger.
Polémique arbitrale… mais problème interne
Oui, il y a eu des décisions contestées. Oui, Arbeloa a évoqué des hors-jeu litigieux et des fautes oubliées. Mais l’entraîneur madrilène n’a pas voulu se réfugier derrière l’arbitrage.
Son constat est beaucoup plus profond. Circulation trop lente. Attaques prévisibles. Dépendance excessive au côté gauche. Manque d’intensité dans le pressing. Malgré l’égalisation de Vinicius Jr, le Real n’a jamais vraiment repris le contrôle émotionnel de la rencontre. Et lorsque Budimir a frappé une seconde fois en fin de match, la sanction a été implacable : 2-1.
Deux tirs cadrés adverses. Deux buts. Une efficacité chirurgicale. Arbeloa a été clair :
«« Si nous ne sommes pas à 100 %, n’importe qui peut nous battre. »Un message fort. Presque un avertissement.
Arbeloa sonne l’alarme avant la course finale

Plus qu’une simple défaite, c’est le contenu qui inquiète. Le Real Madrid n’a pas douté de son talent, mais de sa constance. Et dans une Liga où chaque point compte, ce relâchement peut coûter très cher. L’entraîneur madrilène a également évoqué la fatigue, la gestion physique et l’enchaînement des matches avant le choc face à la Real Sociedad. Le calendrier pèse. L’exigence aussi. Mais Arbeloa refuse toute excuse. Son message au vestiaire est limpide : un leader peut trébucher, mais il ne peut pas baisser son niveau d’exigence.
La Liga est encore longue. Le Real Madrid est toujours dans la course. Mais l’alerte est désormais déclenchée. 🔔




