La Confédération africaine de football (CAF) pourrait être contrainte de renoncer à l’organisation de la CAN 2027. Face aux difficultés logistiques, au manque de candidatures solides et aux incertitudes autour des pays hôtes, l’instance continentale étudie un scénario radical : reporter l’édition 2027 et la fusionner avec celle de 2028.
Une organisation fragilisée par l’impréparation des pays hôtes

Réuni à Dar es Salaam, en Tanzanie, le comité exécutif de la CAF doit examiner plusieurs dossiers sensibles, dont l’avenir des prochaines Coupes d’Afrique des nations. Parmi eux, la situation du Kenya, de l’Ouganda et de la Tanzanie, désignés pour organiser la CAN 2027, suscite de sérieuses inquiétudes. Les retards structurels et l’absence de garanties opérationnelles posent la question de leur capacité réelle à accueillir la compétition dans les délais. Parallèlement, la pénurie de candidatures crédibles pour les éditions suivantes accentue la pression sur l’instance africaine, confrontée à un calendrier de plus en plus difficile à stabiliser.
Vers une refonte du calendrier continental
Selon plusieurs sources proches du dossier, la CAF réfléchirait à un report de la CAN 2027 à 2028, ouvrant la voie à une fusion exceptionnelle des éditions 2027 et 2028. Cette option permettrait d’instaurer un nouveau rythme quadriennal pour la compétition, réduisant les contraintes organisationnelles et limitant les crises à répétition.

Une telle décision permettrait également d’éviter un effet domino comparable à celui de 2019, lorsque le retrait de l’organisation au Cameroun avait entraîné un bouleversement complet du calendrier, avec des reports successifs jusqu’à l’édition 2023 en Côte d’Ivoire. La CAN 2027 pourrait devenir le symbole d’un tournant stratégique majeur pour la CAF : moins de compétitions, mais une organisation plus maîtrisée, au prix d’une refonte profonde du calendrier du football africain.




