Malgré des statistiques impressionnantes, Kylian Mbappé cristallise un débat profond au Real Madrid. Après la défaite face à Benfica en Ligue des champions (4-2), une ancienne figure emblématique du club a mis en lumière un problème structurel : l’absence de leadership au sein de l’effectif madrilène.
Une efficacité individuelle qui ne masque pas les failles collectives
Auteur d’un nouveau doublé face à Benfica, l’attaquant français affiche des chiffres solides cette saison avec 36 buts en 29 matches. Une performance individuelle remarquable dans un contexte collectif instable. Le Real Madrid, pourtant relancé par une série de trois victoires consécutives, est retombé dans ses difficultés structurelles, révélant un déséquilibre entre rendement offensif et cohésion d’équipe. Cette réalité alimente les critiques sur la capacité du vestiaire à se fédérer autour d’un véritable leader naturel.

Predrag Mijatovic : « Marquer ne suffit pas pour être un leader »
Ancien joueur et ex-directeur sportif du Real Madrid, Predrag Mijatovic a livré une analyse sans détour dans l’émission El Larguero : « Je pense que le Real manque d’un leader, pas d’un joueur capable de changer le cours d’un match. Je ne vois pas de patron qui dirait: « Bon sang, qu’est-ce qu’on fout ? ». Des gars comme Sergio Ramos, Modrić, Benzema, Fernando Hierro, Raúl… un leader sur qui la caméra se braque naturellement »

Selon lui, la performance sportive ne suffit pas à créer l’autorité : « Kylian Mbappé est un grand footballeur, mais ce n’est pas un leader, constate le Monténégrin. Tout comme Zinedine Zidane n’était pas un leader en équipe de France. Il n’était pas un leader vocal, mais c’était le meilleur joueur. Marquer des buts ne fait pas de Kylian Mbappé un leader. De ma génération, le patron c’était Fernando Hierro, et si Fernando disait quelque chose, il fallait le faire, point final. »
Mijatovic pointe également un manque d’engagement collectif, dénonçant une attitude qu’il juge passive et une forme de suffisance dans le jeu madrilène. Entre efficacité individuelle et vide de leadership collectif, le Real Madrid semble confronté à un problème d’identité sportive, où la performance ne suffit plus à masquer l’absence d’un véritable patron sur le terrain.




