L’organisation de la CAN 2025 a généré des retombées financières majeures pour le Maroc. Selon les autorités, le tournoi continental disputé à domicile a permis d’enregistrer des recettes inédites, confirmant l’ampleur économique et populaire de l’événement.
Des recettes records portées par l’engouement
Hôte de la compétition du 21 décembre au 18 janvier, le Maroc annonce des recettes globales estimées à 1,5 milliard d’euros. Un chiffre qui illustre la réussite organisationnelle du tournoi et l’intérêt suscité bien au-delà des stades. Avant même le coup d’envoi, cette 35e édition avait déjà établi un record, avec 300 millions d’euros cumulés issus du sponsoring et de la billetterie, soit l’équivalent des quatre éditions précédentes réunies.

Des investissements lourds à amortir dans le temps
Si les recettes sont conséquentes, elles ne traduisent pas immédiatement un bénéfice net. Le gouvernement marocain indique avoir investi près de 2,3 milliards d’euros dans la rénovation et la modernisation des infrastructures. Ces dépenses ont concerné notamment les stades, dont le Stade Prince Moulay Abdellah, théâtre du match d’ouverture et de la finale, ainsi que les réseaux routiers et aéroportuaires. À court terme, le bilan fait apparaître un déficit provisoire estimé à 800 millions d’euros.
Une rentabilité projetée à l’horizon 2030

Les autorités misent sur le long terme pour rentabiliser ces investissements. La Coupe du monde 2030, organisée conjointement avec l’Espagne et le Portugal, devrait permettre de maximiser l’utilisation des infrastructures modernisées, certaines devant encore être améliorées d’ici là. Avec des recettes historiques mais des dépenses structurelles élevées, la CAN 2025 s’impose comme un levier stratégique pour le Maroc, dont les bénéfices économiques complets sont attendus à moyen et long terme.




