Des favoris sous pression dès les premiers matchs
Pays hôte, le Maroc a idéalement lancé sa CAN en s’imposant 2-0 face aux Comores lors du match d’ouverture. Portés par leur public et par les attentes nées de leur parcours au Mondial 2022, les Lions de l’Atlas assument pleinement leur statut. Toutefois, dans un groupe encore ouvert après le nul entre le Mali et la Zambie (1-1), la moindre contre-performance pourrait rapidement compliquer la suite.

Le Sénégal a également marqué les esprits avec une victoire nette face au Botswana (3-0). Malgré un changement sur le banc, les Lions de la Teranga affichent une solidité collective rassurante. Leur duel à venir contre la RD Congo, victorieuse du Bénin (1-0), s’annonce déjà décisif pour la hiérarchie du groupe D.
L’Égypte et le Nigeria ont, eux aussi, répondu présents. Les Pharaons ont dû batailler pour venir à bout du Zimbabwe (2-1), tandis que les Super Eagles ont dominé la Tanzanie (2-1). Ces succès, bien que maîtrisés, rappellent que les favoris restent exposés dans des groupes où la marge d’erreur est faible.
Tenante du titre, la Côte d’Ivoire avance avec prudence mais efficacité. Sa courte victoire face au Mozambique (1-0) lui permet de rester dans le rythme, tout comme le Cameroun, tombeur du Gabon sur le même score dans le groupe F.
Outsiders ambitieux et groupes à haut risque

Derrière les grandes nations, plusieurs sélections ont clairement affiché leurs ambitions. L’Algérie a frappé fort en dominant le Soudan (3-0), confirmant qu’elle reste un sérieux candidat malgré une phase de reconstruction. Le Burkina Faso, vainqueur de la Guinée équatoriale (2-1), complète un groupe E déjà très relevé.
La Tunisie, solide face à l’Ouganda (3-1), et l’Afrique du Sud, efficace contre l’Angola (2-1), ont également envoyé un signal fort. Ces performances confirment une tendance claire : dans cette CAN 2025, aucun groupe ne laisse de place aux calculs faciles.
Deuxième journée : un tournant dès le 26 décembre
La deuxième journée de la phase de groupes, qui débute ce vendredi 26 décembre 2025, s’annonce déterminante pour de nombreuses sélections. Dès vendredi, le choc Égypte – Afrique du Sud pourrait déjà peser lourd dans le groupe B, tandis que Maroc – Mali représente un test majeur pour les ambitions marocaines. Les rencontres Angola – Zimbabwe et Zambie – Comores seront cruciales pour des équipes déjà sous pression.

Le samedi 27 décembre, l’affiche Nigeria – Tunisie promet une confrontation de haut niveau entre deux équipes victorieuses lors de la première journée. Dans le groupe D, Sénégal – RD Congo pourrait quasiment sceller le sort de la première place.
Enfin, le dimanche 28 décembre, les regards se tourneront vers Algérie – Burkina Faso dans le groupe E et surtout Côte d’Ivoire – Cameroun, un choc attendu entre deux prétendants sérieux à la qualification dans le groupe F.

Une phase initiale déjà décisive
La CAN 2025 confirme, dès sa phase initiale, une réalité bien connue du football africain : les matchs dits « abordables » n’existent plus. Dans plusieurs groupes, une deuxième victoire pourrait presque assurer une qualification en huitièmes, tandis qu’un faux pas placerait même un favori dans une situation inconfortable avant la dernière journée. Entre la pression qui pèse sur les grandes nations et l’audace affichée par les outsiders, le début de tournoi est marqué par une intensité constante et des scénarios ouverts.
La deuxième journée, à partir du 26 décembre, pourrait constituer un premier tournant majeur. Dans cette édition dense et imprévisible, une certitude se dégage : la vérité du terrain pourrait trancher très tôt le destin de plusieurs sélections.




