La FIFA a décidé de ne suspendre Cristiano Ronaldo qu’un seul match après son expulsion contre l’Irlande du Nord, une décision immédiatement perçue comme un traitement de faveur et qui nourrit un vaste débat international.
Une sanction minimale qui surprend le monde du football
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Expulsé pour un coup de coude sur Dara O’Shea, Ronaldo risquait trois matches de suspension. Finalement, l’instance mondiale n’a retenu qu’un match ferme, assorti de deux matches avec sursis pendant un an. Cette clémence permet à la star portugaise d’être disponible pour la Coupe du Monde 2026. La Fédération portugaise avait insisté sur son casier international vierge en 226 sélections, un argument qui semble avoir pesé dans la décision.
Le Portugal soulagé, mais partagé
Si le Portugal voit dans cette issue un « moindre mal », beaucoup s’interrogent. Les médias nationaux oscillent entre satisfaction et étonnement : record salue une décision favorable mais inattendue. A Bola dénonce un « deux poids, deux mesures » clairement favorable à Ronaldo. Certains supporters, eux, rappellent que le geste du joueur aurait pu pénaliser lourdement la sélection.
En Irlande et au Royaume-Uni, l’incompréhension domine

Dans les îles britanniques, les réactions sont virulentes : la BBC rappelle que le geste correspond normalement à trois matches de suspension. Le Daily Mail s’interroge sur le moment choisi par la FIFA, quelques jours après la visite médiatisée de Ronaldo à Washington. IPaper dénonce une décision « scandaleuse et inédite ». Plusieurs médias soulignent que la clémence accordée à Ronaldo n’a pas d’équivalent récent.
La rencontre avec Donald Trump alimente les spéculations
La décision intervient juste après un dîner très médiatisé réunissant Cristiano Ronaldo, Donald Trump, Mohammed ben Salmane, Elon Musk et Gianni Infantino. Cette coïncidence nourrit les critiques, certains médias suggérant un contexte « opportun » favorisant la star portugaise.
Une indignation qui dépasse les frontières
Partout dans le monde, la décision choque : olé en Argentine évoque une « surprise totale ». AS en Espagne parle d’« astuce » permettant à Ronaldo de jouer la Coupe du Monde. En Italie, le Corriere dello Sport évoque une « grâce » difficile à justifier. Pour beaucoup, la FIFA donne l’image d’un règlement appliqué de manière non uniforme, au profit d’une icône mondiale.
Un débat qui risque de durer
Si la suspension est désormais actée, le débat sur l’équité et la transparence des sanctions disciplinaires en football international est loin d’être clos. Cristiano Ronaldo pourra disputer la Coupe du Monde 2026, mais l’ombre de cette polémique risque d’accompagner la sélection portugaise encore longtemps.




