Lors de l’assemblée générale du Real Madrid, Florentino Pérez a livré un discours particulièrement offensif. Malgré une récente erreur embarrassante de son équipe de communication, le président madrilène a multiplié les charges contre le FC Barcelone, Javier Tebas et l’UEFA, profitant de ce rendez-vous annuel pour régler ses comptes.
Le Barça visé sur l’affaire Negreira

Dès le début de son intervention, Pérez s’est attaqué au Barça en ravivant l’affaire Negreira, considérée comme l’un des plus gros scandales du football espagnol. Il a dénoncé le versement de plus de 8 millions d’euros par le club catalan au vice-président du comité arbitral durant 17 ans, une période qui coïncide selon lui avec « les meilleurs résultats du Barça en Espagne ». Une nouvelle attaque directe destinée à maintenir la pression sur le rival historique.
Javier Tebas prend aussi sa salve
Le président de la Liga, Javier Tebas, a ensuite été la cible suivante. Pérez critique notamment son soutien à l’organisation de matches hors d’Espagne, comme celui programmé à Miami, et les primes accordées au Barça et à Villarreal pour y participer. Pour lui, comparer ce type de projet à un match NFL organisé à Londres est une absurdité : « L’événement de la NFL s’est déroulé dans le respect de la loi et avec le soutien de tous les clubs. Ce n’est pas le cas du match de Miami. »
L’UEFA également visée : la Superligue relancée

Pérez a enfin ravivé le dossier brûlant de la Superligue, dont la faisabilité a récemment été confirmée par un tribunal de Madrid. Il accuse l’UEFA de maintenir un « régime monopolistique » depuis plus de 60 ans et rappelle que la justice a donné raison aux clubs sur 21 points sur 23. Le président merengue affirme avoir lancé une action en justice pour réclamer des dommages et intérêts et défendre le droit d’organiser une nouvelle compétition européenne indépendante de l’UEFA : « Personne ne peut nous punir de travailler pour notre avenir. »




