Rien ne va plus pour Neymar. Le capitaine de Santos a laissé éclater sa colère dimanche soir, lors de la défaite 3-2 face à Flamengo au Maracanã, pour le compte de la 33e journée du championnat brésilien. Remplacé à la 84e minute alors que son équipe était menée 3-0, la star brésilienne a vivement réagi, s’en prenant d’abord à son entraîneur, puis à l’arbitre du match.
Une sortie houleuse après son remplacement

Neymar n’a pas caché son mécontentement lorsqu’il a vu son numéro s’afficher sur le panneau. Remplacé par Benjamin Rollheiser, il a quitté le terrain sans attendre la fin du match ni s’asseoir sur le banc. En rejoignant les vestiaires, il a échangé quelques mots tendus avec Juan Pablo Vojvoda, son entraîneur, et deux membres du staff technique. Ironie du sort : c’est après sa sortie que le Peixe a réagi, inscrivant deux buts coup sur coup grâce à Gabriel Bontempo et Lautaro Díaz. Malgré ce sursaut, Santos s’est incliné 3-2 et reste englué dans la zone de relégation, à deux points du premier non-relégable, Vitória.
Une colère aussi dirigée contre l’arbitrage
Déjà agacé à la pause, Neymar avait reproché à l’arbitre Savio Pereira Sampaio son attitude et le carton jaune reçu pour protestation — une sanction qui lui vaudra une suspension. Après la rencontre, l’ancien joueur du PSG a livré un témoignage sans filtre : « L’arbitre est très mauvais. En plus d’être mauvais, il est arrogant. Quand on essaie de lui parler, il tourne le dos. Il m’a menacé : “Si tu t’approches, je te donne un jaune”. C’est compliqué. » Une déclaration qui risque d’attirer l’attention de la fédération brésilienne, alors que le climat entre les joueurs et les arbitres est déjà électrique.
Un retour frustrant pour Neymar

Ce match marquait le retour de Neymar dans le onze titulaire après près de deux mois d’absence. Malgré quelques éclairs techniques, le numéro 10 n’a pas pesé comme attendu, dans une équipe en difficulté et sous pression. Avec cette nouvelle défaite, Santos voit son maintien s’éloigner un peu plus. Et la colère de Neymar illustre le malaise d’un club historique désormais en grande souffrance.




