Le Real Madrid s’oppose fermement à la délocalisation du match Villarreal – Barça prévu à Miami en décembre. Pour Florentino Pérez, cette décision unilatérale fausse la compétition. La réponse cinglante de Javier Tebas ravive un conflit qui semble désormais irréconciliable.
Un match à Miami qui fait exploser la tension

La guerre entre le Real Madrid et la Liga vient de franchir un nouveau palier. Le club merengue dénonce vigoureusement la décision de déplacer la rencontre Villarreal – FC Barcelone, prévue le 20 décembre, au Hard Rock Stadium de Miami. Une initiative jugée « injuste » et « contraire à l’équité sportive » par les dirigeants madrilènes, qui estiment que ce choix favorise le Barça en l’épargnant d’un déplacement compliqué, tout en privant Villarreal de son stade de La Cerámica.
Le Real Madrid dénonce un manque de transparence
Dans un communiqué daté du 12 août, le Real Madrid avait déjà dénoncé une décision prise « en secret, sans concertation, ni vote », appelant à un réexamen par les instances supérieures. Florentino Pérez s’insurge contre une gouvernance jugée opaque, rappelant la versatilité du président de la Liga, Javier Tebas, qui s’était opposé à l’époque à la Supercoupe en Arabie Saoudite avant de changer de cap pour des raisons économiques.
Tebas contre-attaque : « Le Real n’a rien à dire »

Javier Tebas n’a pas tardé à répondre, avec le ton direct qui le caractérise. Lors d’une conférence de presse, il a justifié la décision par l’enthousiasme des supporters, des joueurs et des clubs eux-mêmes : « Ce n’est qu’un match sur 380. Il faut exporter notre culture. Madrid n’a rien à dire. Pas même la Liga. La demande vient des clubs, et la Fédération tranche. » Le patron du football espagnol souligne par ailleurs que 42 % des revenus audiovisuels proviennent de l’étranger, justifiant ainsi la nécessité de rendre le championnat plus visible à l’international.
Une fracture déjà bien entamée
Ce nouvel affrontement s’inscrit dans un conflit plus large et ancien entre Florentino Pérez et Javier Tebas, deux figures diamétralement opposées dans leur vision du football. Entre débats sur la Super Ligue, la Coupe du Monde des clubs ou la gestion des droits télé, la tension est permanente.




