Entre accusations de corruption, transferts controversés et clash au sommet de la LFP, le conflit entre Pablo Longoria et Waldemar Kita atteint son paroxysme.
OM – Nantes : quand Longoria et Kita s’affrontent sans filtre

Le conseil d’administration de la LFP lundi dernier a offert un spectacle digne d’un feuilleton : Pablo Longoria et Waldemar Kita se sont affrontés sans détour, révélant une tension qui couve depuis des mois. Entre éclats de voix, accusations de corruption et rancunes anciennes, les deux présidents ont livré un duel d’ego sous les yeux de toute la Ligue 1.
Une rivalité née à Auxerre
Tout remonte à février dernier, lors du fameux épisode d’Auxerre. Longoria, en furie après une décision arbitrale, avait lâché :
« Quelle corruption ! C’est de la corruption totale dans ce championnat de merde. »
Ces mots ont résonné comme un pavé dans la mare. Waldemar Kita, fraîchement élu au conseil d’administration, n’a pas pu laisser passer l’affront. Lundi, il a directement interpellé son homologue :
« Je suis un immigré comme toi, un Polonais, et tu ne peux pas parler comme ça de la France. On n’insulte pas ainsi le pays, la Ligue, l’institution. Ne m’oblige pas à aborder d’autres sujets, et le comportement que tu as eu avec moi et mon fils. Cela te déshonore. »
Les paroles, lourdes et chargées d’histoire personnelle, ont fait trembler la salle.
Entre vestiaires et coulisses, le feu couve
Le conflit dépasse les mots. Le match OM – Nantes du 2 mars a laissé des traces : les critiques publiques de Kita sur l’arbitrage ont été mal reçues à Marseille, au point que les dirigeants phocéens ont ignoré les Kita lors de leur passage au Vélodrome quelques jours plus tard.
Le dossier Matthis Abline a envenimé la situation. L’OM aurait proposé une rémunération alléchante au joueur tout en fixant arbitrairement sa valeur à 15 M€, ce que Nantes juge « inadmissible ». Les transferts de Quentin Merlin et Valentin Rongier vers Rennes cet été ont également laissé des tensions persistantes autour des bonus contractuels.
Une guerre d’ego sous couvert de diplomatie
Malgré ces étincelles, l’OM affiche une façade apaisée. L’exemple de Quentin Merlin en 2024, pour lequel Medhi Benatia a mandaté des agents afin de négocier proprement avec Nantes, montre la volonté marseillaise de ne pas transformer chaque conflit en conflit ouvert. Mais au-delà des apparences, le duel Longoria – Kita illustre une lutte de pouvoir où chaque mot, chaque geste, peut raviver les tensions et marquer durablement les relations entre deux clubs historiques de Ligue 1.




