En fin de mandat à la tête de la Fecafoot, Samuel Eto’o a tenu un discours musclé devant l’Assemblée générale. Il a profité de l’occasion pour défendre ses décisions, valoriser ses alliés… et lancer une attaque frontale contre le sélectionneur Marc Brys. Leur conflit latent a explosé en public, avec une déclaration forte : « Je suis le patron des vestiaires. »
Une fin de mandat sous tension pour Samuel Eto’o

Jeudi 7 août, Samuel Eto’o a convoqué l’Assemblée générale extraordinaire de la Fecafoot. La réunion s’est tenue au centre d’excellence de la CAF à Mbankomo, près de Yaoundé. Ce rendez-vous était crucial. Il s’agissait de la dernière session avant l’élection à la présidence. À cette occasion, Eto’o a livré un discours sans langue de bois. Il a remercié ses proches collaborateurs et salué l’efficacité de ses avocats. Selon lui, ces derniers ont gagné « pratiquement tous les procès » le visant durant son mandat. Mais il n’a pas oublié ses détracteurs. C’est mal connaitre l’homme. Certains ont été suspendus jusqu’à 20 ans de toute activité liée au football.
Eto’o justifie ses choix : “Je ne regrette rien”
L’ancien attaquant des Lions Indomptables a affirmé qu’il assumait pleinement ses décisions. Il assure qu’elles ont été prises uniquement pour l’intérêt du football camerounais. « Ce n’était jamais personnel. Je ne regrette aucune décision », a-t-il déclaré. Eto’o défend une ligne dure, marquée par des suspensions et des exclusions.
Il dit vouloir protéger l’image du football national, malgré les critiques persistantes. Cette posture forte témoigne de sa volonté de laisser une empreinte durable à la Fecafoot.
L’affaire Brys : la réponse cinglante d’un président offensif

Depuis sa nomination en avril 2024, Marc Brys entretient des relations glaciales avec Eto’o. Le sélectionneur belge avait déclaré en janvier 2025 : « Eto’o n’entre pas dans notre vestiaire, c’est interdit. » Une provocation à laquelle le président n’avait pas encore répondu. C’est désormais chose faite, et de manière très directe. « Je suis le patron des vestiaires. Ma signature donne accès à qui je veux. Il faut lire, chers frères. ». Eto’o a jugé honteux qu’on lui conteste l’accès à l’équipe nationale. Il va plus loin en dénoncant l’ignorance juridique et l’arrogance de son sélectionneur.




