Déjà absente en 2018 et 2022, l’Italie est une nouvelle fois sous pression dans les éliminatoires de la Coupe du monde 2026. Les barrages européens deviennent une solution risquée. Encore une désillusion à venir.
Une défaite qui fait mal, une pression qui monte

C’est un scénario que les tifosi redoutent, mais qui semble se dessiner à nouveau : l’Italie pourrait manquer une troisième Coupe du monde consécutive. La Nazionale, lourdement battue par la Norvège (3-0) à Oslo le 6 juin, a débuté ces éliminatoires 2026 de la pire des manières. Face à un Erling Haaland en feu, les Italiens ont coulé, réveillant les fantômes de 2018 et 2022.
Certes, les hommes de Spalletti se sont repris trois jours plus tard en s’imposant contre la Moldavie (2-0), grâce à Raspadori et Cambiaso. Mais au classement, la situation reste préoccupante : l’Italie est troisième de son groupe, loin derrière la Norvège (12 points) et talonnée par Israël (6 points).
Le piège des barrages se referme
Selon les dernières projections du compte spécialisé Football Rankings, l’Italie devra passer par la case barrages pour espérer décrocher son billet pour le Mondial nord-américain. Un scénario cruel, mais prévisible. En 2022, la Macédoine du Nord avait stoppé net les espoirs italiens. Cette fois encore, les barrages se joueront en format Final Four, à élimination directe. Une simple erreur, et tout s’effondre.
Les calculs de Football Meets Data classent l’Italie parmi les têtes de série (avec l’Ukraine, la Turquie et la Suède), mais cela ne garantit rien. Elle pourrait affronter en demi-finale des équipes repêchées par la Ligue des Nations, comme la Moldavie ou la Roumanie, puis une finale redoutable contre la Pologne, la Serbie ou encore la Hongrie.
Une qualification… pour souffrir dans un groupe de la mort ?
Même en cas de qualification arrachée dans la douleur, l’avenir ne s’annonce pas plus radieux. Le tirage au sort des groupes de la Coupe du monde 2026, prévu en décembre, placera les vainqueurs des barrages dans le chapeau 4. Résultat : une poule avec l’Argentine, la France ou le Brésil devient un scénario hautement probable.
En clair, l’Italie joue son destin entre septembre et mars. Les deux prochaines rencontres face à l’Estonie (le 5 septembre) et Israël (le 8) seront déjà capitales. Un nouveau faux pas, et le football italien pourrait sombrer dans une crise encore plus profonde.
⚽ À vous de débattre :
L’Italie a-t-elle encore l’ADN des grandes compétitions ?
Spalletti est-il l’homme de la situation ou faut-il déjà penser à l’après ?
Serait-ce un échec historique pour la FIGC ?




